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13 000 logements traités contre les punaises de lit

La carte des exterminations de punaises de lit à Montréal

Radio-Canada

La situation des punaises de lit s'est stabilisée à Montréal, selon le premier bilan du plan d'action de la Ville et de l'Agence de la santé et des services sociaux de Montréal.

Quelque 2,2 % des ménages montréalais ont été touchés par des infestations en 2012 comparativement à 2,7 % en 2010 et 2,8 % en 2011. Les exterminateurs ont visité 31 402 logements sur le territoire de la Ville de Montréal et de ce nombre, 12 783 logements ont nécessité un traitement de la part des exterminateurs. 

Le hasard et la malchance

Nathalie Juteau, exterminatrice qui a fondé Parasi-tech, souligne que la présente de punaises de lit n'a « rien à voir avec la pauvreté ou la malpropreté ». « La présence de punaises de lit relève plutôt du hasard et de la malchance. Là où il y a une grande promiscuité et une grande mobilité des gens, cela favorise la propagation », souligne-t-elle.

Ce sont des insectes sournois qui peuvent rester longtemps sans se nourrir : quand on croit qu'il n'y en plus, ils réapparaissent quelques semaines plus tard.

Nathalie Juteau, exterminatrice, Parasi-tech

En bons petits prédateurs, les punaises de lit habitent le plus près de leur principale source d'alimentation, le sang. Plus il y a d'humains, plus elles prolifèrent. Ci-dessous, les principaux vecteurs (passez votre souris sur l'image).

Pour voir le graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Pas d'uniformité dans la contamination

Devant l'importance du problème des punaises de lit, l'administration montréalaise a modifié sa réglementation municipale afin de rendre obligatoire l'intervention des exterminateurs. Ainsi, depuis 2011, les gestionnaires de parasites doivent rapporter toute intervention liée à une infestation de punaises de lits à Montréal dans une base de données.

« Agir rapidement c'est la meilleure solution », précise le vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Benoît Dorais.

Les logements qui ont fait l'objet d'un traitement par les gestionnaires de parasites ne sont pas répartis uniformément sur le territoire de la Ville de Montréal.

Benoît Dorais, Ville deMontréal

Les autorités municipales rappellent que les locataires doivent prévenir leur propriétaire en cas d'infestation. Ce dernier a la responsabilité de faire appel à un exterminateur.

De son côté, la Direction de Santé publique de Montréal considère que la situation s'est stabilisée, au regard d'un sondage mené auprès de 1000 personnes. Et ce, alors que la Ville appréhendait une explosion du problème des punaises de lit il y a cinq ans.

La situation des hôtels demeure inconnue, reconnaissent MM. Dorais et Drouin. Ils ne peuvent que constater qu'il n'y a eu aucune déclaration dans le milieu hôtelier montréalais. Le milieu est pourtant propice à la prolifération de ces parasites en raison du grand roulement de voyageurs et leurs bagages. 

Punaises de litAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Punaises

Photo : Anne-Louise Despatie

Les punaises de lit en 4 points

1. Les reconnaître

Elles ressemblent à un petit pépin de pomme ou à une graine de lin. Elles sont brunes ou rougeâtres lorsqu'elles sont gorgées de sang.

2. Où?
On les retrouve dans les lits, mais aussi dans les sofas et les fauteuils rembourrés où les gens restent longtemps immobiles. Les punaises de lit cherchent à se nourrir de sang humain.

3. Propagation
Ce sont de petites bêtes qui peuvent se déplacer d'une pièce à l'autre, d'un logement à l'autre le long du filage, de la tuyauterie et dans toutes fissures. L'activité humaine contribue à les disséminer par les déménagements, les voyages et les déplacements de toutes sortes.

4. Effet sur la santé
Outre le désagrément des morsures, les gens qui subissent une infestation de punaise de lit peuvent avoir des problèmes de santé et être perturbés psychologiquement. Ces personnes ont cinq fois plus de risques d'anxiété, voire de dépression. Ils éprouvent aussi plus de troubles du sommeil.

Société