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Des conditions syriennes en vue d'une conférence de paix

Le secrétaire d'État américain John Kerry s'adresse aux journalistes lors de son passage en Suède, mardi.

Le secrétaire d'État américain John Kerry s'adresse aux journalistes lors de son passage en Suède, mardi.

Photo : AFP / HENRIK MONTGOMERY / SCANPIX

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pendant que Benyamin Nétanyahou est en Russie pour convaincre Moscou de ne pas livrer de missiles au régime syrien, le projet de conférence sur la Syrie, mis de l'avant la semaine dernière par Moscou et Washington, se concrétise. Selon le secrétaire d'État américain, la conférence devrait avoir lieu en juin.

Le chef de la diplomatie américaine en a fait l'annonce mardi, en Suède, précisant que tous les acteurs impliqués doivent être présents à la conférence. John Kerry a par ailleurs démenti des informations voulant que le gouvernement de Bachar Al-Assad s'abstienne d'y participer. « S'il décide de ne pas venir à la table, ce sera une nouvelle erreur grossière du président Assad. Je ne crois pas que ce soit le cas pour le moment », a expliqué John Kerry aux journalistes.

À Damas, le ministre syrien de l'Information, Omran Al-Zohbi, a pour sa part déclaré que son gouvernement avait demandé des précisions sur la conférence avant d'annoncer s'il y participera ou non. Le gouvernement syrien refuse de discuter d'un éventuel départ du président Bachar Al-Assad. « La question du président, la forme du pouvoir, la Constitution relèvent de la souveraineté nationale. Ceux qui décident qui est le président du pays, quelle est la forme du gouvernement et comment se déroule le processus intérieur sont le peuple syrien et les urnes », a souligné M. Zohbi.

« Nous ne permettrons à personne de nous imposer des conditions [...] touchant au principe de souveraineté [...]. La présidence, on en discute entre Syriens seulement. »

— Une citation de  Omran Al-Zohbi

De son côté, un groupe d'opposition toléré par le régime et basé en Syrie a confirmé son intention de participer à la conférence de paix. « Russes et Américains nous ont parlé de la nécessité de participer à la Conférence et nous leur avons dit que nous étions prêts », a déclaré le responsable du Comité national de coordination pour le changement démocratique (CNCCD), Rajaa Nasser. « Nous voulons être présents pour lever toute ambiguïté et les différentes interprétations de l'accord de Genève. »

Les « Amis de la Syrie » s'impliquent

Mardi, le gouvernement jordanien a annoncé qu'il accueillera à Amman, la semaine prochaine, une réunion des chefs de la diplomatie des pays « Amis de la Syrie ». Selon les Affaires étrangères jordaniennes, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Turquie, le Qatar, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Égypte, l'Allemagne et l'Italie prendront part à la rencontre.

Cette démarche des « Amis de la Syrie » vient en appui aux efforts concertés de Moscou et de Washington pour la tenue d'une éventuelle conférence sur la Syrie en juin prochain.

Bras de fer Nétanyahou-Poutine

Le président russe Valdimir Poutine accueille le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, à Sotchi.
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Le président russe Valdimir Poutine accueille le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, à Sotchi.

Photo : AFP / ALEXEY DRUZHININ

Pendant ce temps, en Russie, le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou s'est entretenu mardi avec le président Vladimir Poutine. Au cours de cette rencontre entièrement consacrée à la guerre en Syrie, le chef du gouvernement israélien a tenté de convaincre le président russe de ne pas vendre des batteries de missiles antiaériens au régime totalitaire de  Bachar Al-Assad, un allié de Moscou.

Tir d'un missile russe S-300.
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Tir d'un missile russe S-300.

Photo : AFP / VLADIMIR GERDO

La Russie s'apprête à livrer six rampes de lancement et plus de 140 missiles sol-air à Damas en vertu d'un contrat conclu il y a trois ans. Ces missiles ultramodernes sont destinés à détruire des avions en vol ou à intercepter des missiles guidés. Ces armes compliqueraient toute intervention étrangère en Syrie, que ce soit pour établir une zone d'exclusion aérienne ou pour riposter à une utilisation d'armes chimiques, par exemple.

Le gouvernement russe, de son côté, reproche à Israël les récentes frappes que l'État hébreu a menées unilatéralement en sol syrien contre des dépôts d'armes et de munitions.« Il est crucial dans ce moment important d'éviter tout acte pouvant déstabiliser la situation », a  répliqué M. Poutine à l'issue des entretiens avec M. Nétanyahou à Sotchi, dans le sud de la Russie.

La Russie semble toutefois déterminée à livrer les missiles à la Syrie à la suite des frappes aériennes d'Israël. L'intervention de M. Nétanyahou, qui suivait celles de M. Kerry et du premier ministre britannique David Cameron sur le même sujet, pourrait rester lettre morte. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon doit également effectuer une visite en Russie du 16 au 19 mai prochain.

Depuis le début de la révolte populaire armée en Syrie contre le régime Assad, en mars 2011, Moscou s'est avéré être un allié indéfectible du régime du dictateur Bachar Al-Assad.

Vidéo choquante

La publication d'une vidéo montrant un membre des forces rebelles découpant le cœur d'un soldat gouvernemental avant d'en prendre une bouchée a soulevé un tollé de protestations mardi au sein des organismes internationaux de défense des droits de l'homme.

Selon l'organisme Human Rights Watch, l'homme qui mutile le cadavre d'un ennemi est un rebelle bien connu dans la ville de Homs.

Sur la vidéo, dont l'origine n'a pas été authentifiée, on peut apercevoir Abou Sakkar, le chef d'un groupe armé baptisé la Brigade indépendante Al-Farouq, retirer le cœur d'un soldat mort. Il déclare ensuite : « Je jure devant Dieu que nous allons manger votre cœur et votre foie, vous soldats de Bachar le chien ».

Réagissant à cette vidéo morbide, l'opposition syrienne a déclaré que les responsables de cet acte allaient être traduits en justice. La mutilation de corps est considérée comme un crime de guerre, selon les conventions internationales.

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