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Combattre la faim dans le monde par les insectes

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Insecte
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les insectes pourraient devenir les nouveaux soldats de la lutte contre la faim, suggère un rapport de l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) publié lundi à Rome.

Délicieux, nutritifs et bon marché, les insectes possèdent tous les atouts pour remplacer la viande animale. Si 2 milliards de personnes les ont déjà inscrits à leur menu, leur potentiel de consommation est encore plus grand, juge la FAO.

Notre message est : ''mangez des insectes, les insectes sont en abondance, ils sont une source riche en protéines et en minéraux''

La directrice du département des politiques économiques des forêts à la FAO, Eva Ursula Müller

Le taux élevé des insectes en matières grasses, fer et zinc contribue à en faire des repas de choix. Un boeuf contient en moyenne 6 mg de fer pour 100 g de poids sec, alors que la sauterelle peut en contenir jusqu'à trois fois plus, selon les espèces.

Parmi les quelque 1900 espèces consommées par les hommes sur le globe, voici les plus populaires :

  • les scolytes (31 %)
  • les chenilles (18 %)
  • les abeilles, les guêpes et les fourmis (14 %)
  • les sauterelles et les criquets (13 %)

Des insectes « verts »

En plus d'être nutritive, la culture d'insectes constitue une alternative écologique à la production industrielle de viande, responsable de 18 % des émissions globales des gaz à effet de serre. Deux kilos de nourriture sont nécessaires pour produire un kilo d'insectes, comparativement à la viande bovine, qui en nécessite quatre fois plus.

Plutôt que de les déguster eux-mêmes, certains éleveurs à travers le monde utilisent les insectes pour nourrir poissons et volailles. Une solution écologique, puisque la culture d'insectes peut se faire à partir de déchets organiques, les restes de table et le lisier compris. De plus, leur élevage nécessite peu d'eau et produit de très faibles émissions de gaz à effet de serre.

Au Gabon, un territoire riche en forêts, les insectes représentent 10 % des protéines animales consommées par la population. « Les termites grillés sont considérés comme des mets de choix de nos forêts », affirme le ministre gabonais des forêts, Gabril Tchango. En plus des insectes et d'autres protéines animales, les forêts regorgent de feuilles, de graines, de miel, de champignons et de fruits riches en vitamines et en minéraux.

D'ici 2030, il y aura plus de 9 milliards de bouches à nourrir, rappelle la FAO, en plus des milliards d'animaux élevés chaque année.

Signe que les insectes gagnent en popularité, l'Union européenne avait investi près de 4 milliards de dollars en 2011 dans la recherche et la promotion des insectes dans l'alimentation.

Le potentiel forestier est l'objet de la Conférence internationale sur les forêts au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition, qui se tient à Rome du 13 au 15 mai.

Avec les informations de Agence France-Presse

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