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Les attentats en Turquie seraient liés à la Syrie

Des résidents de Rayhanli, en Turquie, évacuent une femme blessée après l'explosion d'une voiture, le 11 mai 2013

Des résidents de Rayhanli évacuent une femme blessée après l'explosion d'une voiture

Photo : AFP / CEM GENCO

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les auteurs du double attentat à la voiture piégée ayant fait au moins 43 morts samedi à Reyhanli, ville turque à proximité de la Syrie, seraient liés à des organisations proches du régime syrien, selon le gouvernement turc.

« Les personnes et l'organisation qui ont mené [l'attaque] ont été identifiées. Il a été établi qu'elles étaient liées à des organisations soutenant le régime syrien et ses services de renseignement », a déclaré le ministre turc de l'Intérieur Muammer Güler, cité par la chaîne de télévision publique TRT.

Le vice-premier ministre turc, Besir Atalay, a toutefois ajouté que les auteurs de l'attaque se trouvaient déjà en Turquie et n'avaient pas traversé la frontière.

« Selon nos informations, les auteurs venaient de l'intérieur », a-t-il déclaré.

Samedi, deux bombes dissimulées dans des voitures ont fait au moins 43 morts et une centaine de blessés dans une ville de la Turquie située près de la Syrie. La première déflagration est survenue à l'extérieur de l'hôtel de ville et la seconde en face du bureau de poste.

Manifestations

À la suite des explosions, une centaine d'habitants de la localité de Reyhanli sont sortis dans la rue, accusant les résidents syriens d'avoir importé en Turquie les violences qui se déroulent de l'autre côté de la frontière depuis deux ans et réclamant la démission du premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

La région touchée accueille entre 20 000 et 25 000 réfugiés syriens qui ont fui les combats entre les insurgés et les forces fidèles à Bachar Al-Assad. Cette situation provoque des tensions avec les habitants locaux, dont certains reprochent au premier ministre sa politique d'opposition au régime syrien.

Le premier ministre Erdogan a toutefois promis que les attentats ne modifieront pas l'accueil de la Turquie envers les réfugiés.

« Quiconque se réfugie ici est notre hôte », a-t-il lancé.

La Turquie soutient la cause de l'opposition syrienne et Ankara a permis que son territoire serve de base logistique aux rebelles qui tentent de renverser le président Bachar Al-Assad.

Suivant l'attentat, M. Erdogan avait également évoqué la possibilité que l'incident ait un lien avec les pourparlers de paix entre son gouvernement et les insurgés kurdes visant à mettre un terme à 30 ans de conflit.

Des pompiers sur les lieux d'une des deux explosions
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Des pompiers sur les lieux d'une des deux explosions

Photo : La Presse canadienne

L'Occident dénonce

La France et les États-Unis ont tous deux fermement dénoncé le double attentat. Le président français François Hollande et la Maison-Blanche, par la voix de son ambassadeur en Turquie Francis Ricciardone, se sont déclarés solidaires avec la Turquie.

« Les États-Unis condamnent fermement l'attaque brutale d'aujourd'hui et se tiennent aux côtés du peuple et du gouvernement turcs pour en identifier les auteurs et les traduire en justice », indique le diplomate américain dans un communiqué.

Le chef de la diplomatie britannique a également exprimé sa désolation envers la situation.

La frontière entre la Turquie et la Syrie a été le théâtre d'affrontements violents entre les insurgés syriens et le régime Assad, une situation dont l'ONU s'est inquiétée.

En février, une voiture piégée avait explosé à un point de contrôle, tuant 14 personnes. Le ministre turc de l'Intérieur avait accusé l'armée et le service de renseignements syriens d'être derrière cet incident.

Les attentats de samedi sont par contre les plus meurtriers à survenir sur le territoire turc depuis le début du conflit en Syrie.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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