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Plus de 2 milliards demandés par le Mali pour sa reconstruction

Le président français François Hollande accueilli à son arrivée au Mali par le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré
Le président français François Hollande accueilli à son arrivée au Mali par le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré Photo: AFP / PASCAL GUYOT
Radio-Canada

Le gouvernement malien profitera d'une conférence de bailleurs de fonds internationaux qui se tiendra à Bruxelles le 15 mai pour demander une aide de 2,6 milliards de dollars pour sa reconstruction.

L'argent doit également servir à freiner les activités des groupes islamistes liés à Al-Qaïda dans le nord du pays. Selon les plans de 2013-2014 du gouvernement malien, les coûts de reconstruction du pays sont estimés à plus de 5,5 milliards de dollars. Or, aux dires des autorités, le budget du pays permet seulement de financer la moitié de ce plan. Le reste devra provenir des bailleurs de fonds internationaux.

À l'origine, l'objectif financier de la conférence était plus modeste, se situant entre 600 et 700 millions de dollars. Organisée par la France et l'Union européenne (UE), cette conférence réunira également la Banque mondiale et les ONG. L'une des priorités est la coordination du plan de reconstruction du Mali.

Ce plan inclut douze priorités pour le pays, dont le maintien de la paix, la lutte contre la corruption et l'organisation d'élections crédible. Sur ce dernier point, le président français, François Hollande, a d'ailleurs rappelé vendredi l'importance de retrouver une stabilité politique au Mali pour empêcher le retour de la rébellion islamiste. 

Par ailleurs, François Hollande et son homologue nigérien Mahamadou Issoufou se sont prononcés vendredi à Paris pour la tenue d'élections, d'ici fin juillet, « sur tout le territoire » malien.

La France et le Niger participent à l'intervention armée lancée en janvier dernier pour chasser les rebelles islamistes qui occupaient alors le nord du Mali.

Auparavant considéré comme un îlot démocratique en Afrique de l'Ouest, le Mali est en proie à des violences liées à des groupes islamistes rebelles installés dans le nord du pays.depuis le coup d'État militaire de mars 2011.

Regain de violence

Le nord du Mali a été ciblé par au moins cinq attentats-suicides vendredi, selon les autorités.

Quatre hommes sont entrés dans la ville de Gossi au matin dans le but de faire exploser leurs bombes, placées dans des bouteilles d'eau, a fait savoir Sidi Ben Hamou, un élu local.

Au moins un soldat malien a été blessé lorsque trois des hommes ont déclenché l'engin explosif qu'ils portaient, à un point de contrôle.

Un quatrième homme a été tué par les soldats lorsqu'il tentait d'atteindre un camp militaire. Un autre attentat à la bombe est survenu dans un campement militaire à Menaka.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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