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Le rire, une affaire cérébrale

Un garçon et sa mère

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un rire peut avoir de nombreuses significations : moquerie, dérision, joie, humour ou être une simple réponse à un chatouillement, si bien qu'il représente une foule d'informations à traiter, aussi bien sur le plan auditif que social.

Des chercheurs allemands ont découvert que tous les types de rire ne sont pas traités par les mêmes connexions au sein d'un « réseau de perception du rire » situé dans le cerveau humain.

Dans le monde animal, le rire est une forme de lien social fondé sur un réflexe primordial comme, par exemple, lors du chatouillement. Chez l'humain, le rire a parcouru un long chemin depuis ces fondements primaires.

Si, encore aujourd'hui, les gens rient lorsqu'ils sont chatouillés, le rire a pris un tournant social qui permet de communiquer le bonheur, la taquinerie ou d'autres messages conscients.

Dans cette étude, le chercheur Dirk Wildgruber et ses collègues de l'Université de Tuebingen ont analysé la réponse neuronale de participants qui écoutaient trois sortes de rires : le rire sarcastique, le rire exprimant la joie et le rire provoqué par des chatouillements.

Rire avec quelqu'un ou rire de quelqu'un mène à des conséquences sociales différentes. La spécificité des modèles de connectivités cérébrales au cours de la perception de ces différents types de rire reflète probablement une modulation des mécanismes attentionnels et des ressources de traitement.

Une citation de :Dirk Wildgruber

Ainsi, l'équipe allemande a identifié des régions cérébrales sensibles au traitement de l'information sociale qui sont activées lorsque les gens entendent un rire joyeux ou des railleries, mais pas quand ils entendent un rire provoqué par des chatouillements.

Fait particulier, ce dernier type de rire est plus complexe que les autres au niveau acoustique et, par conséquent, active des régions cérébrales sensibles à ce degré supérieur de complexité acoustique.

Cette dynamique de la réponse cérébrale au rire est donc dépendante de l'interprétation des types de rire entendus par les participants. Elle mènerait donc à l'activation et à la connexion de différentes régions du cerveau.

Cette meilleure connaissance de la connectivité cérébrale est importante, car elle a un impact dans les fonctions cognitives liées à la santé et aux maladies.

Le détail de cette étude est publié dans le journal en ligne PLoS ONE.

Le saviez-vous?

D'autres recherches ont déjà examiné comment la parole influe sur cette dynamique, mais ces travaux sont parmi les premiers à le faire avec un langage non verbal.

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