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Syrie : le médiateur Lakhdar Brahimi reste à son poste

Lakhdar Brahimi

Lakhdar Brahimi

Photo : AFP / CHRISTOF STACHE

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Donné plusieurs fois démissionnaire, le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, a finalement accepté de poursuivre sa mission.

Il avait lui-même laissé entendre qu'il démissionnerait en déclarant qu'il y pensait chaque jour.

M. Brahimi a depuis sa désignation déploré le blocage diplomatique des grandes puissances, qui empêchait les Nations unies de mettre un terme à ce conflit sanglant qui a fait plus de 70 000 morts, selon l'ONU, depuis plus de deux ans.

En effet, les désaccords entre la Russie, alliée de Damas, et les États-Unis, qui soutiennent les insurgés et exigent le départ du président Bachar Al-Assad, paralysent le Conseil de sécurité.

Mais depuis mercredi, les deux puissances ont semblé trouver une entente pour une issue au conflit.

Au terme d'une rencontre à Moscou, le secrétaire d'État américain, John Kerry, et son homologue russe Sergueï Lavrov ont lancé un appel au dialogue entre les belligérants. Ils ont également annoncé qu'ils travaillaient à une conférence internationale, où seraient présents les représentants du régime et de l'opposition.

« Nous attendions cela depuis longtemps, nous avions soutenu fortement l'idée d'une transition négociée », a déclaré à la presse le secrétaire général adjoint de l'ONU, Jan Eliasson. « Cette initiative [russo-américaine] est la bienvenue. C'est une bonne nouvelle ».

C'est ce qui semble convaincre M. Brahimi de rester à son poste, lui qui appelait de tous ses vœux une entente entre Washington et Moscou sur une solution politique au conflit.

Les contradictions de M. Kerry

Au moment où le gouvernement syrien saluait le rapprochement russo-américain sur le conflit syrien et leur appel au dialogue entre les belligérants, le secrétaire d'État américain John Kerry a déclaré jeudi à Rome qu'il avait discuté du gouvernement de transition en Syrie avec son homologue jordanien, précisant toutefois que cela « signifie clairement dans notre esprit que le président Assad ne sera pas un élément de ce gouvernement de transition ».

Or, il avait déclaré la veille à Moscou : « Il m'est impossible en tant qu'individu de comprendre comment la Syrie peut encore être gouvernée à l'avenir par un homme [Al-Assad] qui a commis de telles choses. Mais je ne vais pas décider de cela ce soir et ce n'est pas à moi d'en décider en fin de compte ».

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