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Pakistan : un enlèvement marque la fin de la campagne électorale

Des partisans du chef du Mouvement pour la justice et ex-vedette de cricket, Imran Khan, se sont rassemblés à Islamabad pour supporter le leader.

Des partisans du chef du Mouvement pour la justice et ex-vedette de cricket, Imran Khan, se sont rassemblés à Islamabad pour supporter le leader.

Photo : AFP / FAROOQ NAEEM

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au Pakistan, l'enlèvement du fils de l'ancien premier ministre Yousuf Raza Gilani trouble la dernière journée de campagne électorale avant les élections de samedi.

Ali Haider Gilani se trouvait dans une réunion politique à Multan, au centre du pays, quand il a été enlevé par des hommes armés. Son secrétaire a été tué et cinq personnes ont été blessées. En réaction, l'ancien premier ministre Gilani a appelé au calme les partisans de son fils, candidat pour le Parti du peuple pakistanais (PPP).

Le même jour, des menaces d'attentats-suicides pendant les élections ont été proférées par les talibans. « Nous n'acceptons pas le système des infidèles que l'on appelle démocratie », a écrit le chef des talibans pakistanais, Hakimullah Mehsud, dans une lettre publiée par Reuters. 

Aucun groupe n'a encore revendiqué l'enlèvement du jeune candidat. 

Une campagne sous le signe de la violence 

Les menaces des talibans s'ajoutent à la série d'attaques qui a ponctué la campagne électorale pakistanaise. Au moins 100 personnes, principalement des militants politiques, ont trouvé la mort depuis le début du mois d'avril. 

Le climat de tension a même empêché les grands partis de tenir des rassemblements durant la campagne. Seul le principal parti d'opposition, La Ligue musulmane, a été épargné. Son chef, Nawaz Sharif, compterait sur ses relations de proximité avec les principaux groupes islamistes radicaux pour assurer sa victoire. 

Malgré son titre de favori, la lutte s'annonce serrée entre Sharif et le chef du parti du Mouvement pour la justice, Imran Khan, une ex-vedette de cricket. Quant au président pakistanais, Asif Ali Zardari, son controversé bilan rend sa réélection improbable. Il a notamment été critiqué pour son soutien à la guerre au terrorisme livrée par Washington. 

L'armée pakistanaise a déjà confirmé sa forte présence dans les bureaux de vote et les centres de comptage des quatre provinces du pays. Au Pendjab, la province la plus populeuse, 300 000 agents de sécurité sont déjà sur place, dont 32 000 soldats. 

L'ancien président pakistanais Pervez Musharraf est détenu à Islamabad, en lien avec le renvoi illégal de juges lorsqu'il était au pouvoir. Il est aussi accusé de ne pas avoir assuré la sécurité de l'ancienne première ministre Benazir Bhutto, assassinée en 2007. L'homme de 69 ans est revenu au Pakistan en mars dans l'espoir de mener son parti au pouvoir lors des prochaines élections générales, le 11 mai. Toutefois, un tribunal pakistanais a exclu sa candidature estimant qu'il avait à plusieurs reprises « violé la Constitution » lorsqu'il était au pouvoir, notamment en plaçant des juges en résidence surveillée, dont le juge en chef de la Cour suprême, lors de sa confrontation avec l'appareil judiciaire, en 2007.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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