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Des scientifiques interpellent Joe Oliver sur les sables bitumineux

La mine actuelle Jackpine de Shell dans les sables bitumineux au nord de Fort McMurray en Alberta.
La mine actuelle Jackpine de Shell dans les sables bitumineux au nord de Fort McMurray en Alberta. Photo: North American Construction Group

Un groupe de scientifiques et d'économistes canadiens adresse une lettre au ministre canadien des Ressources naturelles, Joe Oliver, pour dénoncer la politique énergétique du gouvernement Harper.

Les 12 signataires, géographes, physiciens ou économistes bien connus dans leur milieu, affirment que si le Canada veut vraiment s'attaquer aux changements climatiques, il va falloir « réduire de façon importante notre dépendance aux combustibles fossiles et faire une transition vers une énergie plus propre ».

Les scientifiques estiment qu'en investissant des montants importants sur ce type d'infrastructures, le Canada hypothèque ses choix futurs.

Les infrastructures que nous bâtissons aujourd'hui vont déterminer nos choix énergétiques à l'avenir. Si nous investissons pour augmenter la production de combustibles fossiles, nous courons le risque de nous engager sur une voie [...] qui fera augmenter les émissions de gaz à effet de serre pour les années et les décennies à venir.

Extrait de la lettre

Il faut agir maintenant, disent les scientifiques. « Plus nous attendrons pour faire une transition à une économie à faible émission de carbone, plus cette transition sera dramatique, perturbatrice et coûteuse », écrivent-ils.

C'est sur les hommes politiques d'aujourd'hui que repose la responsabilité de prévenir de dangereux changements climatiques.

Extrait de la lettre

Joe Oliver est actuellement en Europe pour défendre les sables bitumineux de l'Alberta. Ottawa s'oppose à un projet européen qui prévoit attribuer au pétrole albertain une valeur « carbone » bien supérieure à celle du pétrole traditionnel.

Réagissant à la lettre des scientifiques, Joe Oliver a estimé qu'ils se trompent et qu'on ne peut diminuer la production de pétrole. « De créer moins d'énergie pour le monde quand les besoins augmentent chaque heure produirait des résultats épouvantables », a déclaré le ministre. « Je ne crois pas qu'il y a un réalisme économique là-dedans! »

Avec les informations d'Étienne Leblanc

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