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Des milliers de manifestants anti-avortement dans la capitale nationale

Les manifestants contre l'avortement se sont réunis devant le Parlement canadien.

Les manifestants contre l'avortement se sont réunis devant le Parlement canadien.

Photo : Stéphane Leclerc

Radio-Canada

Des milliers de manifestants ont participé, jeudi après-midi, à la Marche nationale pour la vie, qui a lieu chaque année dans les rues du centre-ville d'Ottawa. En tout, environ 20 000 personnes provenant de partout au pays, dont Québec, Montréal et Toronto, ont pris part à l'événement.

Le grand rassemblement visait notamment à s'opposer à l'avortement et à protéger les droits du foetus.

Des perturbations de la circulation se sont fait sentir au cours de l'après-midi. Les autobus ont dû modifier temporairement leur parcours. Le service de police a même conseillé aux automobilistes d'éviter le secteur.

Les manifestants se sont d'abord rassemblés sur la colline du Parlement, où des discours ont eu lieu. Une marche dans les rues du centre-ville s'est ensuite mise en branle.

Les manifestants ont emprunté les rues Wellington, Elgin, Lisgar et Metcalfe avant de se diriger sur l'avenue Laurier et la rue Bank. Les manifestants sont par la suite revenus sur la colline du Parlement vers 15 h, puis ont peu à peu quitté tranquillement les lieux.

L'événement a aussi attiré des manifestants pro-choix, qui sont venus faire contrepoids aux manifestants anti-avortement, notamment le long de la rue Elgin.  « Si une femme ne se sent pas prête à avoir un enfant [...] si elle ne le désire pas, elle devrait avoir le choix de ne pas l'avoir » a déclaré Chanel Ruby.

L'archevêque d'Ottawa lance un appel à la compassion

À la demande des organisateurs de la Marche pour la vie, l'archevêque d'Ottawa, Mgr Terrence Prendergast, a décidé de prendre part à l'événement afin de dissuader les personnes qui sont tentées par l'avortement de passer à l'acte.

« Il y a 100 000 avortements chaque année dans notre société. C'est quelque chose qui blesse la société. Nous devons avoir de la compassion », soutient-il.

Interrogé sur la délicate question de l'avortement en cas de viol, l'archevêque d'Ottawa reste contre l'interruption de grossesse. « On sait bien qu'il y a des personnes qui ont expérimenté le viol, mais qui ont décidé d'accepter l'enfant. C'est quelque chose de beau qui vient de cette tragédie. C'est une invitation de voir autrement les choses », explique-t-il.

Ottawa-Gatineau

Société