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Immigration : Toronto et Vancouver perdent de leur attrait

Le centre-ville de Toronto.

Le centre-ville de Toronto.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les métropoles de l'Ontario et de la Colombie-Britannique continuent d'attirer les immigrants, mais elles perdent du terrain par rapport aux Prairies. En effet, selon l'Enquête nationale auprès des ménages (ERM) de 2011, publiée mercredi par Statistique Canada, Winnipeg et Calgary attirent de plus en plus de nouveaux arrivants.

Un texte d'Emmanuelle de Mer (Nouvelle fenêtre)

La grande majorité des immigrants choisissent de s'installer dans quatre provinces, soit l'Ontario (53,3 %), la Colombie-Britannique (17,6 %), le Québec (14,4 %) et, dans une moindre mesure, l'Alberta (9,5 %).

Près des deux tiers (environ 63 %) vivent ainsi à Toronto, Vancouver et Montréal. La métropole québécoise se fait toutefois talonner par Calgary, Winnipeg et Edmonton.

Les immigrants sont résolument urbains, puisque 91 % d'entre eux habitent dans une des 33 régions métropolitaines de recensement (RMR) du Canada, comparativement à moins des deux tiers (63,3 %) des personnes nées au Canada.

Clairement, ce ne sont pas les régions qui les attirent. Il y a un effet d'entraînement. Ils vont vers les communautés qui sont déjà installées.

Une citation de :François Nault, analyste à Statistique Canada

Déclin des villes ontariennes

Par ailleurs, le recensement de 2011 révèle que de nombreuses villes ontariennes perdent leur capacité d'attirer les nouveaux arrivants. C'est le cas de Hamilton, Kitchener-Cambridge-Waterloo, London et Windsor.

« L'Ontario est moins le moteur économique qu'il a été. Il y a une transition vers l'Ouest. La migration interne au Canada est aussi vers l'Ouest. L'Ontario attire encore beaucoup, mais moins », explique François Nault, analyste à Statistique Canada.

Toronto perd également du terrain. Si 40,4 % des immigrants choisissaient la Ville Reine en 2006 pour s'y établir, ils ne sont plus que le tiers (32,8 %) à choisir la capitale ontarienne en 2011, soit 381 700 personnes pour la dernière période de recensement de 5 ans.

Pour sa part, Montréal a accueilli 189 700 immigrants, soit 16,3 % du total. Enfin, Vancouver attire 13,3 % des immigrants au pays, soit 155 100 personnes sur 5 ans.

Les Prairies suivent de près, Calgary ayant reçu 6,1 % des nouveaux arrivants; Edmonton, 4,3 % et Winnipeg 3,9 %.

Si Toronto a accueilli moins d'immigrants en 2011 qu'en 2006, ce n'est pas le cas de Montréal, Calgary, Edmonton et Winnipeg, qui ont hébergé davantage de nouveaux arrivants.

Les minorités visibles

Tout comme les immigrants, les minorités visibles vivent principalement en Ontario, en Colombie-Britannique, au Québec et en Alberta. Sept personnes sur dix habitent dans les trois plus importantes régions métropolitaines au pays, soit Toronto, Montréal et Vancouver.

Les minorités visibles forment ainsi plus de la moitié de la population du Grand Toronto (Markham, Brampton, Mississauga et Richmond Hill) et du Grand Vancouver (Richmond, Grand Vancouver A, Burnaby, Surrey et Vancouver).

Environ 4,5 millions de ménages au pays ont reçu en 2011 l'Enquête nationale auprès des ménages (ENM). Rappelons que, pour la première fois, la participation à cette enquête était volontaire.

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Ontario