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Augmentation régulière du nombre d’Autochtones au Canada

Une Inuit et sa fille

Une Inuit et sa fille

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon l’enquête auprès des ménages de 2011, publiée mercredi par Statistique Canada, le pays compte 1 400 685 citoyens ayant déclaré une identité autochtone, soit 4,3 % de la population nationale. D’un recensement à l’autre (1996, 2001, 2006 et 2011), le nombre d’Autochtones augmente de façon constante à un rythme de 0,5 %.

Un texte d'Emmanuelle De Mer (Nouvelle fenêtre)

Parmi ces Autochtones, environ six sur dix (60,8 %) ont indiqué être issus des Premières Nations. Près du tiers (32,3 %) se sont déclarés Métis, soit 451 795 personnes. Enfin, 59 445 personnes, ou 4,2 %, ont indiqué être Inuites.

Un faible nombre, soit 26 475 personnes ou 1,9 % de la population autochtone, ont déclaré avoir une autre identité autochtone. Enfin, 11 415 citoyens (0,8 %) ont indiqué avoir plus d’une identité autochtone.

Évolution de la population autochtone de 2006 à 2011Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Évolution de la population autochtone de 2006 à 2011

C'est en Ontario que vivent le plus grand nombre d'Autochtones au pays. Selon l'Enquête nationale auprès des ménages de 2011, publiée mercredi par Statistique Canada, la province héberge plus d'un autochtone sur cinq au pays, soit 301 425 personnes (21,5 % de la population totale). L'augmentation de la population autochtone en Ontario est quatre fois plus importante que dans la population en général (5,2 %).

Près de six Autochtones sur dix (57,6 %) habitent dans l'Ouest canadien. La Colombie-Britannique (16,6 %), l'Alberta (15,8 %) et le Manitoba (14 %) en hébergent environ le même nombre, tandis que 11,3 % de la population autochtone habite en Saskatchewan.

Sans surprise, les Autochtones sont majoritaires dans deux territoires, soit au Nunavut, formant 86,3 % de la population, et dans les Territoires du Nord-Ouest (51,9 % de la population). Au Yukon, ils représentent moins d'un résident sur cinq (23,1 %).

Perte de la maîtrise de la langue

Par ailleurs, ils sont de moins en moins nombreux à pouvoir soutenir une conversation dans une langue autochtone. En 2011, ils étaient environ un sur six (17,2 %) à en être capables, comparativement à plus d’un sur cinq (21 %) en 2006.

Les Inuits sont ceux qui maîtrisent le mieux leur langue maternelle. Près de deux sur trois (63,7 %) peuvent en effet soutenir une conversation dans une langue autochtone.

Plus il y a de concentration d’autochtones, plus ils maintiennent leur langue. Les Inuits sont très concentrés, ils sont beaucoup moins exposés aux langues extérieures.

François Nault, analyste à Statistique Canada

Du côté des Premières Nations, ils ne sont plus qu’environ un sur cinq (22,5 %) à parler leur langue maternelle. La situation est toutefois différente sur les réserves, où 44,7 % de la population parle sa langue maternelle.

Les Métis ont quant à eux presque perdu toute capacité à converser dans une langue autochtone, puisque seulement 2,5 % d’entre eux soutiennent pouvoir le faire. « Soit ils n’ont jamais eu de langue autochtone maternelle, soit ils l’ont perdue », avance François Nault, analyste à Statistique Canada.

Langues parlées et langue maternelle

La presque totalité des Autochtones peuvent converser en anglais (84 %) ou en français (4,7 %). Seulement 0,8 % d’entre eux ne maîtrisent aucune des deux langues officielles.

Ce sont les métis qui affichent le plus haut taux de bilinguisme (17,3 %), soit autant que la population non autochtone (17,9 %).

Par ailleurs, plus d’un Autochtone sur cinq (21,7 %), qui peuvent soutenir une conversation dans une langue autochtone, a déclaré une langue maternelle différente, tels l’anglais ou le français. C’est le cas de plus du tiers des Métis (35,3 %), de moins du quart des Premières Nations (23,1 %) et 10,2 % des Inuits.

Ces personnes semblent avoir appris une langue autochtone comme langue seconde. On en déduit qu’ils l’ont apprise plus tard.

François Nault

Enfin, moins d’un autochtone sur dix (6,9 %) dont la langue maternelle est autochtone a perdu sa capacité à converser dans cette langue. Cette perte est plus importante chez les Métis (12 %) et les Premières Nations (7,6 %) que chez les Inuits (2,5 %).

Environ 4,5 millions de ménages au pays ont reçu en 2011 l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM). Rappelons que, pour la première fois, la participation à cette enquête était volontaire.

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