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Pakistan : 18 morts dans les violences préélectorales

Des partisans du parti Jamaat-e-Islami manifestent à Peshawar le 7 mai 2013.

Des partisans du parti Jamaat-e-Islami manifestent à Peshawar le 7 mai 2013.

Photo : AFP / HASHAM AHMED

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trois explosions dans le nord-ouest du Pakistan qui ciblaient des personnes impliquées dans les élections nationales de cette semaine ont fait 18 morts mardi, a annoncé la police.

Ces derniers attentats ont fait monter le bilan des attaques contre des candidats et des travailleurs de partis politiques à plus de 100 personnes depuis le début du mois d'avril.

Deux des attentats ciblaient des candidats de partis islamistes, ce qui signale une nouvelle tendance dans la violence électorale, puisque seuls les partis laïques étaient ciblés jusqu'à maintenant.

Les talibans pakistanais ont revendiqué plusieurs attaques qui sont survenues alors qu'approchent les élections du 11 mai. Même s'ils ont ouvertement menacé des partis laïques en mars, les talibans ont également condamné la démocratie, ce qui veut dire que tout parti qui participe aux élections pourrait lui sembler être une cible légitime.

Dans la plus mortelle des trois attaques survenues mardi, un kamikaze à moto a fait détoner des explosifs près d'un véhicule qui transportait le candidat d'un parti islamique partisan de la ligne dure, tuant 12 personnes et en blessant 35 autres, selon le policier Haleem Khan. Il s'agissait de la deuxième attaque perpétrée contre le parti Jamiat Ulema-e-Islam en autant de jours.

Le candidat visé, Mufti Syed Janan, s'en est tiré sans blessure et le porte-parole des talibans, Ahsanullah Ahsan, a nié tout rôle dans l'attaque.

Une autre bombe placée le long d'une route a frappé un véhicule transportant le candidat Malik Behram, du parti Jamaat-e-Islami. Le candidat et deux autres personnes n'ont subi que des blessures, mais son jeune fils a été tué dans l'attaque, qui n'a pas été revendiquée.

Les talibans ont toutefois déclaré à l'Associated Press qu'ils étaient responsables de la troisième attaque de mardi, contre un parti laïque, le Parti du peuple pakistanais. L'explosion a tué le chef du parti, Zahir Shah, ainsi que deux de ses gardes du corps et deux partisans. M. Shah était dans la région pour faire campagne pour son frère, qui se présente à l'assemblée provinciale.

Les talibans ont aussi revendiqué l'attentat contre un rassemblement du parti Jamiat Ulema-e-Islam lundi, ce qui a fait 25 morts et 70 blessés. Ils ont dit qu'ils ciblaient un candidat qui avait appuyé des opérations militaires contre les militants, mais ce dernier s'en est tiré indemne.

Associated Press

La Presse Canadienne

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