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Washington n'écarte plus l'idée d'armer les rebelles syriens

Après un bombardement dans la région de Lattaquié

Après un bombardement dans la région de Lattaquié

Photo : AFP / MIGUEL MEDINA

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Ce qui n'était qu'un bruit depuis quelques semaines dans les chancelleries et dans les médias semble se transformer en décision.

Le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, a reconnu que Washington n'écartait plus la possibilité de fournir des armes à l'opposition.

« Cela ne veut pas dire qu'on va ou qu'on veut le faire. Ce sont des options qui doivent être envisagées avec les partenaires, avec la communauté internationale », a déclaré M. Hagel.

Malgré les demandes incessantes des rebelles syriens depuis des mois, Washington se cantonnait à une aide humanitaire « non létale ».

« Avant de prendre une décision, nous voulons nous assurer que cela améliorera réellement la situation plutôt que la rendre plus complexe et plus meurtrière », a déclaré de son côté le président américain Barack Obama.

En février dernier, l'ex-secrétaire à la Défense Leon Panetta avait révélé à une commission du Sénat que la CIA avait élaboré un plan pour armer les rebelles syriens. Ce plan soutenu par l'ex-secrétaire d'État Hillary Clinton avait été rejeté par M. Obama.

Le front diplomatique

Sur le plan diplomatique, le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe, Lakhdar Brahimi, est toujours en selle malgré les fortes rumeurs de démission.

Jeudi, il a rencontré le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et les ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité pour parler de la situation en Syrie.

Au cours de la réunion, la possibilité a été évoquée que M. Ban pourrait dans l'avenir « assumer un rôle plus actif » dans le conflit syrien. « L'idée est que le secrétaire général s'implique davantage par l'intermédiaire d'un de ses plus proches conseillers », qui suivrait au jour le jour le dossier syrien, a expliqué un diplomate.

Pour sa part, M. Brahimi pourrait assumer un rôle plus général de conseiller de M. Ban pour le Proche-Orient, a ajouté ce diplomate.

Le fief alaouite touché par les combats

Sur le terrain, des combats ont eu lieu pour la première fois depuis le début du soulèvement dans la région côtière de Banias.

La région de Banias est majoritairement alaouite, avec une population sunnite dans les villages bordant le sud de la ville. Les rebelles sont eux en grande majorité sunnites.

L'agence officielle Sana, citant un haut responsable, a rapporté pour sa part que l'armée « a tué des terroristes dans les villages de Mirqab et Bayda ainsi que dans le quartier [sunnite] de Ras el-Nabah » à Banias. Dans le discours officiel, les rebelles sont appelés terroristes.

Les trois principales villes de la côte, Banias, Lattaquié et Tartous, et leurs régions, représentent le « pays alaouite » d'où est issu le président Bachar Al-Assad.

Certains analystes avancent le scénario d'un repli du président syrien vers ce réduit en cas de chute de son régime.

Avec les informations de Agence France-Presse

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