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Il y a dix ans, des émeutes embrasaient Shippagan

Radio-Canada

Le 2 mai 2003 débutaient les émeutes de Shippagan, une série d'évènements qui allaient bouleverser cette ville du nord-est du Nouveau-Brunswick.

Après le dévoilement d'un plan de pêche au crabe, qui accordait une part permanente du quota aux pêcheurs côtiers et autochtones, des pêcheurs traditionnels se sont révoltés.

Le bilan fut très lourd: quatre bateaux, une usine de transformation, un entrepôt et plusieurs casiers ont été incendiés.

Plusieurs émeutiers ont reconnu leur culpabilité par la suite.

Une poursuite civile intentée par une entreprise propriétaire d'une usine contre la Ville de Shippagan et la police est toujours en cours.

Un pêcheur se souvient

Le 3 mai, une usine était en flammes. Le chaos régnait. Comme plusieurs, le pêcheur Alyre Gauvin, de Lamèque, était allé voir ce qui se passait. Il a vu un premier bateau être renversé.

« Un premier bateau qui tombe sur le côté. On a dit : "Qu'est-ce que c'est que ça? Qu'est-ce qui se passe?" On était à l'évidence que ça allait dégénérer », raconte M. Gauvin.

En tant que pêcheur, il n'a jamais digéré la vision des bateaux qui brûlaient ainsi.

Quand on a vu le feu, ç'a été comme mon coup de grâce. Beaucoup, beaucoup de gens qui étaient à côté de moi, tu voyais que les bras leur étaient tombés. C'était un dégoût. J'avais honte. J'ai encore honte d'en parler.

Une citation de Alyre Gauvin, pêcheur de Lamèque

Selon Alyre Gauvin, les émeutiers se sont trompés de cible en s'en prenant aux usines et aux bateaux. « Ils ont puni leur propre monde. Ils n'ont pas puni le gouvernement. J'en parle, puis la colère me monte au nez », affirme le pêcheur.

Même si les dégâts matériels causés par la révolte ont été nettoyés, Alyre Gauvin sait qu'il en reste quelque chose. « Même s'il y a des gens qui vous diront le contraire, ça se voit, les cicatrices », ajoute-t-il.

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