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Armes chimiques en Syrie : le Canada attend la confirmation de l'ONU

Ministro canadiense de Relaciones Exteriores, John Baird

Photo : www.radio-canada-ca

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, John Baird, souhaite que l'ONU mène une enquête complète pour confirmer l'utilisation d'armes chimiques dans la guerre civile syrienne.

Le ministre Baird, qui soutient n'avoir aucune raison de douter des rapports américains et israéliens sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, souhaite tout de même obtenir la confirmation de l'ONU.

Il refuse toutefois de préciser si la confirmation de l'utilisation d'armes chimiques constituerait l'élément déclencheur pour une intervention militaire internationale en Syrie.

Le président américain Barack Obama n'a quant à lui pas fait de mystère en prévenant le régime du président syrien, Bachar Al-Assad, que l'utilisation d'armes chimiques « changerait la donne » et que cela constituait la « ligne rouge » à ne pas franchir. La transgression de cette limite entraînerait, selon M. Obama, une importante réponse militaire.

La Maison-Blanche précise toutefois qu'une intervention, même éclair, n'est pas imminente. De fait, les autorités américaines ont précisé que des preuves supplémentaires étaient requises avant d'en venir à une conclusion définitive. Elles ont également signalé que le gouvernement américain n'était pas prêt à s'impliquer davantage en Syrie, et ce, malgré les assertions du président Obama.

De son côté, John Baird soutient que le Canada est préoccupé par les rapports et affirme qu'il travaillera avec les alliés des Canadiens pour déterminer la réponse à donner à une éventuelle utilisation d'armes chimiques.

Les autorités syriennes ont démenti, vendredi, l'utilisation d'armes chimiques par les forces gouvernementales contre les rebelles.

Les normes de l'ONU

Les normes de l'ONU pour attester de l'utilisation d'armes chimiques sont toutefois plus exigeantes que les photos et quelques traces de toxines avancées par les États-Unis et Israël. Les enquêteurs de l'ONU ne pourront conclure à l'utilisation d'armes chimiques qu'à condition de pouvoir se rendre sur le terrain afin d'y prélever des échantillons de sol, de sang, d'urine et de tissus, et de les faire analyser dans un laboratoire accrédité.

Les rapports des gouvernements n'ont pas montré de telles preuves, selon l'ONU, permettant de certifier l'utilisation d'armes chimiques. Un porte-parole de l'organisation internationale, Michael Luhan, précise qu'il s'agit des seules bases sur lesquelles l'ONU peut attester de l'utilisation d'armes chimiques.

M. Luhan précise qu'il faut que les enquêteurs de l'ONU aient recueilli les preuves eux-mêmes pour en attester l'authenticité. Ils ne pourraient ainsi pas analyser les échantillons fournis par un organisme, une agence de renseignement ou un gouvernement.

En outre, les échantillons doivent être séparés, scellés et réfrigérés avant d'être transportés dans le noir dans trois laboratoires certifiés, dont celui du quartier général de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, à La Haye, au Pays-Bas.

En l'absence d'observateurs onusiens sur le terrain et avec le gouvernement syrien qui leur interdit l'accès à son territoire, ce type de preuves risque de manquer encore longtemps.

Établie en 1997, la Convention sur les armes chimiques proscrit l'utilisation de produits chimiques dans la conduite de la guerre. Elle régit également les normes selon lesquelles l'utilisation d'armes chimiques peut être avérée.

Avec les informations de Associated Press, La Presse canadienne, et Reuters

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