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Phoenix Sinclair : l'enquête publique entend ceux qui ont signalé sa mort

Phoenix Sinclair

Phoenix Sinclair

Photo : Commission d'enquête

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les protagonistes qui ont permis de faire la lumière sur la mort de Phoenix Sinclair, une enfant dont la garde n'a cessé d'alterner entre des familles d'accueil et l'État, ont témoigné lundi à l'enquête publique sur la mort de la fillette, à Winnipeg.

Phoenix Sinclair est morte de sévices à l'âge de cinq ans à l'été 2005. Les services sociaux manitobains se sont rendu compte de sa disparition seulement neuf mois plus tard. Sa mère biologique, Samantah Kematch, et son beau-père de l'époque, Karl Wesley McKay, ont été reconnus coupables de son meurtre prémédité en 2008.

Deux fils de Karl McKay, ainsi que leur mère, ont été entendus par la commission présidée par le juge Ted Hughes. Au procès du couple Kematch/McKay, la cour avait appris que c'étaient ces deux garçons qui avaient prévenu leur mère que la petite Phoenix avait été tuée. Ils vivaient à l'époque avec leur père, dans la réserve de Fisher River.

L'identité des témoins de lundi est protégée par un interdit de publication.

Regrets

Aujourd'hui âgé de 20 ans, le fils qui a été témoin de l'homicide a relaté avoir vu la petite Phoenix être battue avec un manche à balai et une poignée de réfrigérateur, être confinée dans une pièce sombre et, plus tard, dans le sous-sol, en plus d'être mal nourrie. Il lui filait de la nourriture en douce, s'est-il souvenu.

Ultimement, il a vu Karl McKay infliger une correction de 15 minutes à Phoenix, qui a fini par la tuer.

Selon lui, il n'a rien dit durant des mois à propos du meurtre, car il n'était qu'un enfant, qui ignorait l'existence des services sociaux. Il craignait aussi que son père batte sa soeur et lui s'il voyait la Gendarmerie royale du Canada débarquer le long du chemin menant à sa maison dans la réserve de Fisher River.

Il a exprimé ses regrets devant la commission et fait valoir qu'il ferait les choses autrement, maintenant qu'il sait que la violence envers les enfants est mal.

Une mère éplorée

Plus tôt, la mère des garçons a expliqué que ses fils lui ont raconté à plusieurs reprises la façon dont leur père maltraitait la fillette. Elle a affirmé avoir souvent tenté de communiquer avec les services sociaux, mais il n'existe aucune trace de ces appels dans les archives des services téléphoniques.

La confusion règne quant à savoir avec qui la mère a pu prendre contact. 

L'interrogatoire de la femme s'est terminé par un long sanglot, durant lequel elle a déclaré en vouloir à Karl McKay pour avoir brisé sa famille, car depuis la mort de Phoenix, elle ne serait plus proche de ses fils. Le commissaire Hughes a tenu à lui dire qu'il entendait son cri du coeur et que la tâche de la commission est aussi de rapiécer sa famille.

En contre-interrogatoire, la mère a quitté abruptement la salle d'audience, expliquant en avoir assez que l'avocat des services sociaux mentionne les noms des garçons par mégarde.

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