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Phoenix Sinclair : la famille de Karl McKay avait des doutes

La petite Phoenix Sinclair n'avait que cinq ans lorsqu'elle est morte des suites de maltraitance.

La petite Phoenix Sinclair n'avait que cinq ans lorsqu'elle est morte des suites de maltraitance.

Photo : Commission d'enquête

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À la Comission d'enquête sur la mort de Phoenix Sinclair, les proches du meurtrier Karl McKay ont présenté leurs points de vue sur le calvaire enduré par l'enfant. À travers les détails macabres qu'ils ont relatés, il apparaît qu'ils se doutaient qu'il y avait un problème, mais la peur les empêchait d'agir.

Lorsque Karl McKay habitait à Fisher River, entre le printemps et l'été 2005, sa nièce Allison Kekawash affirme l'avoir visité à quelques reprises.

À ces occasions, elle a rencontré Phoenix Sinclair, et un épisode en particulier l'a marqué lors d'une de ces visites.

« J'ai ouvert la porte de sa chambre, elle était là, dans le noir, en sous-vêtements, une couverture sur la tête à me regarder », se remémore-t-elle.

Karl McKay lui a alors intimé l'ordre de refermer la porte de la chambre. Il n'a pas laissé Phoenix sortir de la pièce de la journée sous prétexte qu'elle était une mauvaise petite fille.

Sa visite suivante fut encore plus choquante selon elle, car dès le moment où elle a frappé à la porte, elle dit qu'elle a eu « le pressentiment désagréable que quelque chose s'était passée. Comme si [Karl McKay] avait tué quelqu'un ». Son impression sera confirmée quand en entrant dans le logement elle vit des taches de sang sur le sol.

Allison Kekawash, qui était à l'époque âgée de 19 ans, a avoué devant la commission ne pas avoir alerté les services sociaux car elle avait trop peur de Karl McKay.

Ce régime de terreur a été confirmé par d'autres membres de la famille de M. McKay. Cecilia Stevenson, la tante de l'ex-conjointe de Karl McKay, a expliqué que cette dernière a attendu des années avant de parler à ses proches du côté inquiétant de l'homme.

« Il battait sa conjointe et une fois il a tenté de la noyer en lui mettant la tête dans la cuvette des toilettes », a raconté non sans émotion Mme Stevenson qui croyait que Karl McKay était une personne respectable.

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