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Pénurie de camionneurs : les astuces des entrepreneurs

Un camion de l'entreprise Martin Roy Transport

Un camion de l'entreprise Martin Roy Transport

Photo : Claudie Simard

Radio-Canada


Les entrepreneurs de la région ont plus d'un tour dans leur sac pour atténuer les effets de la pénurie de camionneurs.

Comme les conditions de travail des chauffeurs de camion sont souvent difficiles, le propriétaire de l'entreprise Martin Roy Transport, de Rouyn-Noranda, tente d'attirer des employés avec des camions modernes. Martin Roy vient tout juste de rajeunir 12 véhicules de sa flotte. « Il ne faut pas oublier que le camionneur passe la semaine là-dedans, c'est un peu sa maison pour la semaine, donc plus la maison est récente et performante, mieux c'est », souligne-t-il.

Pour d'autres dirigeants d'entreprise, la solution est de former certains de leurs employés au métier de chauffeur. Ils sont plusieurs à faire appel au centre Formation Mirabel, à Amos. Selon son directeur, Dany Ouellet, ce genre de formation représente le tiers de ses activités. « Ça leur assure [aux entrepreneurs] d'avoir de bons employés parce que souvent, ça va être un employé qu'ils ont déjà depuis un certain temps », affirme-t-il.

Le Canada aura plus de 25 000 postes à combler d'ici 2020, selon une étude du Conference Board du Canada publiée en février. De nombreux entrepreneurs soulignent que bien des camionneurs ont voulu profiter du boom minier et tenter leur chance dans ce domaine, ce qui a accentué la pénurie.

Pour une entreprise comme Eska, le défi est de trouver suffisamment de véhicules pour sortir la marchandise de la région. Les dirigeants ont donc fait appel à leur client Sobeys en 2011. Maintenant, les camions de Sobeys apportent des marchandises en Abitibi-Témiscamingue, et repartent vers les grands centres avec l'eau Eska. La quarantaine de voyages par semaine a permis à plusieurs camionneurs de conserver leur emploi.

Abitibi–Témiscamingue

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