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Des pouponnières d'étoiles du début de l'Univers

Des galaxies primordiales

Des galaxies primordiales

Photo : ESO

Radio-Canada

Des galaxies pouponnières d'étoiles, où ces astres se forment à la vitesse jamais observée de 3000 à 5000 masses solaires par année, ont été observées à l'aide du nouveau télescope ALMA de l'Observatoire européen austral (ESO).

Par comparaison, notre galaxie, la Voie lactée, ne produit que deux masses solaires par année.

Ces observations confirment donc la grande puissance d'ALMA, inauguré à la mi-mars. Les astrophysiciens ont localisé pour le moins facilement plus d'une centaine de galaxies caractérisées par un taux élevé de formation stellaire dans l'Univers jeune.

Certains des télescopes du réseau ALMA

Ils affirment que ce télescope est si puissant qu'il a capturé autant d'images de ces galaxies que l'ensemble des télescopes semblables répartis sur la surface du globe en plus de dix ans en quelques heures seulement.

Contexte

Dans l'Univers jeune, les sursauts les plus fertiles en naissances d'étoiles se sont produits au sein de galaxies contenant une forte proportion de poussière cosmique.

Une bonne connaissance de ces galaxies est primordiale pour comprendre l'évolution galactique au cours de l'histoire de l'Univers. Cependant, la présence de poussière les obscurcit et rend difficile leur détection avec les télescopes traditionnels qui opèrent dans le domaine visible. Pour réussir à les repérer, les scientifiques devaient donc utiliser des télescopes opérant à des longueurs d'onde plus grandes, voisines du millimètre, comme ALMA.

D'une précision à l'autre

Jusqu'à aujourd'hui, la meilleure carte de ces distantes galaxies poussiéreuses dont la science disposait avait été dressée à l'aide du télescope APEX, également de l'ESO. Les images fournies par ce dernier montraient toutefois des tâches relativement floues qui empêchaient de déterminer les galaxies pouponnières d'étoiles en présence.

Leur localisation précise demandait donc des observations plus fines, et des observations plus précises requièrent un télescope de plus grande dimension. C'est précisément ce qu'a permis ALMA.

Les astronomes ont attendu des données semblables à celles-ci durant plus d'une décennie. ALMA est si puissant qu'il a révolutionné la manière d'observer ces galaxies. Pourtant, le télescope était encore en phase d'achèvement à l'époque des observations.

Jacqueline Hodge, Institut Max Planck

Pour mieux observer les galaxies figurant sur la carte dressée par APEX, les chercheurs ont utilisé moins du quart du réseau total de 66 antennes d'ALMA alors que le télescope était encore en construction.

Résulat : deux minutes seulement lui ont suffi pour localiser chacune des galaxies dans une région 200 fois moins étendue que les tâches diffuses d'APEX, et avec une sensibilité trois fois meilleure.

En quelques heures seulement, ALMA a doublé le nombre total d'observations effectuées auparavant.

Des observations qui ont permis aux chercheurs, non seulement d'identifier sans la moindre ambiguïté les galaxies abritant des régions d'intense formation d'étoiles, mais également, dans la moitié des cas, de détecter la présence de plusieurs galaxies riches en formation d'étoiles en lieu et place de chaque tâche diffuse renvoyée par les observations antérieures.

En outre, la résolution d'ALMA leur a permis de distinguer les galaxies les unes des autres.

Le saviez-vous?

ALMA est l'abréviation en anglais de Vaste Réseau d'antennes millimétrique/submillimétrique d'Atacama.

Science