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Phoenix Sinclair

Phoenix Sinclair

Photo : Commission d'enquête

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De nouveaux détails macabres à propos de la mort de Phoenix Sinclair rapportés mercredi aux audiences de la Commission d'enquête sèment le doute sur le système de documentation des appels d'urgence.

La nièce de Karl McKay, Amanda McKay, a expliqué qu'au printemps 2005 elle habitait l'immeuble où vivaient son oncle, Samantha Kematch et Phoenix Sinclair.

Bien qu'elle leur rendait visites tous les jours, elle n'a jamais constaté de visu que Phoenix subissait des sévices corporels. Cependant, elle en voyait les traces : une fois où elle a remarqué que la petite fille portait une blessure à la joue, on lui a répondu après ses demandes d'explications que la petite était tombée dans le bain.

« J'ai trouvé cela louche alors j'ai demandé à la garder quelque temps », a déclaré Amanda McKay.

Elle a aussi raconté qu'elle a appris, lors d'une autre visite à l'appartement, que Phoenix avait passé une journée entière assise sur la toilette : ses parents avaient décidé de la punir parce qu'elle s'était souillée.

Des communications restées sans suite ?

Malgré ces anecdotes, Amanda n'a jamais communiqué avec les services sociaux, contrairement à l'ex-conjointe de Karl McKay à qui les deux fils avaient narré l'homicide de Phoenix.

Les deux enfants, qui habitaient à Fisher River avec leur père, ont vu ce dernier « lancer la petite fille de 5 ans en bas des escaliers, à la suite de quoi elle a subi une fracture ouverte du crâne », a détaillé l'avocat de la commission, Derek Olson.

Huit mois après ces événements, Randy Murdock, un employé des services sociaux de Fisher River, a reçu l'appel de la mère des garçons. Selon les notes qu'il a prises, la mère avait tenté de communiquer avec les services sociaux plusieurs fois pour les alerter du danger.

Pourtant, aucune trace de cet appel ne subsiste dans les archives des dossiers des agences.

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