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Une trousse pour prévenir la cyberintimidation

Cyberintimidation

Le reportage de Madeleine Goubau

Photo : iStock Photo

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'organisme de justice alternative Volteface a lancé mercredi une trousse destinée aux enseignants pour la prévention de la cyberintimidation.

Chaque école secondaire de la Commission scolaire de l'Énergie recevra une de ces trousses.

L'objectif de la trousse est non seulement d'aider les victimes, mais également de faire comprendre aux intimidateurs l'impact et les conséquences de leurs actes.

L'intervenant à Volteface Emmanuel Blondin trouve « qu'on ne parle que trop peu des conséquences légales qui entourent cette problématique. Les jeunes n'ont pas conscience qu'à partir de douze ans, ils peuvent se retrouver devant le juge et avoir à assumer leurs actes. »

Roxane Harvey enseigne le français à l'école secondaire Du Rocher à Shawinigan. Elle a déjà été interpelée par des élèves qui ont été victimes de cyberintimidation. Elle trouve que l'outil présenté par Volteface arrive à point. « Je me suis dit, ils l'ont fait pour moi, explique-t-elle. En tant que professeur, mais en tant que parent aussi. On ne sait pas trop comment réagir dans ces moments-là. »

Un phénomène bien connu des jeunes

La cyberintimidation est un phénomène que connaissent bien les élèves du niveau secondaire, comme Alexandra Mongrain. Cette élève de secondaire 4 explique que « peu importe que tu sois belle ou pas, bien habillée ou pas, il va tout le temps y avoir des commentaires désobligeants sur toi. »

À Shawinigan, 4 000 étudiants du secondaire ont été interrogés dans le cadre d'une étude sur la cyberintimidation. Les résultats sont frappants.

  • 62 % des répondants disent avoir été menacés en ligne par un ami;
  • 66 % avoue blesser souvent ou même en tout temps quelqu'un sur Internet

Klara Paquet, qui étudie en secondaire 4 à l'école Du Rocher, estime qu'il est plus facile pour certains de tenir des propos méchants sur internet « parce qu'ils ont la possibilité de dire n'importe quoi, alors qu'en personne, ils sont plus gênés. »

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