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Pierre Karl Péladeau présidera le C. A. d'Hydro-Québec

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Le ministre Réjean Hébert, Pierre Karl Péladeau et la première ministre, Pauline Marois

Pierre Karl Péladeau, au centre, et la première ministre, Pauline Marois, lors d'un dîner devant la chambre de commerce de Québec en mars. À droite, le ministre de la Santé, Réjean Hébert.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pierre Karl Péladeau est nommé à la tête du conseil d'administration d'Hydro-Québec. Il entrera en poste à la mi-mai.

Sa nomination a été approuvée lors d'un conseil des ministres, qui s'est spécialement réuni mercredi matin. Juste avant la période des questions, lors d'un bref point de presse, la première ministre, Pauline Marois, a précisé que M. Péladeau avait refusé d'être rémunéré pour exercer la fonction de président du conseil d'administration de la société d'État.

Mme Marois a aussi assuré que l'homme d'affaires veillera à n'être exposé à aucun conflit d'intérêts qui pourrait survenir avec les activités de ses entreprises du secteur des médias et des télécommunications.

Par l'entremise d'un porte-parole de Québecor, Pierre Karl Péladeau s'est dit très heureux de contribuer à l'organisation stratégique qu'est Hydro-Québec.

M. Péladeau est un homme de grande envergure, qui a dirigé une grande entreprise, c'est un entrepreneur aguerri.

La première ministre, Pauline Marois

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, s'est également dite ravie de la nomination de M. Péladeau. Elle estime que les surplus d'énergie dont dispose la société d'État constituent une occasion pour le Québec. « Nous avons une opportunité d'utiliser ces surplus pour le développement économique du Québec, le développement économique des régions du Québec et aussi revisiter le rôle d'Hydro-Québec à l'international », a déclaré Mme Ouellet à sa sortie de la période des questions.

Hydro-Québec est un des vaisseaux amiraux de notre économie. Nous croyons qu'Hydro peut participer encore davantage au développement économique du Québec.

Pauline Marois

Par ailleurs, le président et chef de la direction d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, reste en poste.

Le chef de l'opposition officielle, Jean-Marc Fournier a souligné le fait que M. Péladeau était « un entrepreneur bien reconnu au Québec qui s'en va chapeauter » la plus importante société d'État, une situation qui doit être encadrée par des règles précises, selon lui.

« Le dirigeant de la plus grande entreprise de presse et de médias [du Québec] devient le président du conseil d'administration de la plus grande société d'État, et dans ce cadre-là ça appelle, et je présume qu'il y en a, des règles qui permettent d'encadrer l'exercice de ses fonctions », a-t-il dit en réponse à des journalistes, après la période de questions à l'Assemblée nationale.

Péladeau pour « brasser la cage »

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) se réjouit de la nomination de M. Péladeau à la tête du conseil d'administration d'Hydro-Québec. « Je pense que Pierre Karl Péladeau va aller brasser la cage », a déclaré M. Legault. « On en a besoin chez Hydro-Québec. »

Le chef de la CAQ François LegaultAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef de la CAQ François Legault

M. Legault réitère que la société d'État compte 4000 emplois de trop et qu'elle doit réaliser des gains d'efficacité. « On voit qu'on a offert des bonis de plus de 80 millions de dollars alors que [...] quand on compare les coûts chez Hydro-Québec, on en est encore à des dépenses de 2,6 milliards de dollars alors qu'il faudrait réduire ça à à peu près 2 milliards de dollars. Il y a 600 millions de dollars de trop dans les dépenses. »

« Je pense que Pierre Karl Péladeau, qui a une expérience en affaires, devrait être capable de rendre Hydro-Québec plus efficace », estime M. Legault.

M. Legault estime que le conseil d'administration devra se pencher sur le sort de Thierry Vandal. Le chef de la CAQ lui reproche les surplus d'électricité qui vont coûter des milliards de dollars et le coût de l'équipement acheté pour la centrale nucléaire Gentilly-2, fermée depuis, qui va également coûter plus d'un milliard.

Je pense que les décisions de gestion qui ont été prises chez Hydro-Québec posent de grandes questions sur les capacités de M. Vandal.

François Legault

Lire aussi le blogue de l'analyste de Radio-Canada à l'Assemblée nationale, Michel Pepin, sur la nomination de Pierre Karl Péladeau. (Nouvelle fenêtre)

QS dénonce la nomination « d'un grand patron du Québec »

De son côté, le co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Amir Khadir, déplore la nomination de M. Péladeau en raison de sa mainmise sur une partie importante des entreprises médiatiques au Québec. Il craint que l'indépendance des médias de M. Péladeau par rapport à Hydro-Québec ne soit entachée. M. Khadir dénonce également la proximité des grands dirigeants économiques avec les milieux politiques. Il croit que cette nomination renforcera le cynisme des citoyens.

Le coporte-parole de QS Amir KhadirAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le coporte-parole de QS Amir Kadhir

De plus, il aurait préféré qu'une femme soit nommée à la place de M. Péladeau. « Les occasions sont rares si l'on veut retirer la cloche de verre qui retient l'ascension des femmes aux plus hautes fonctions, soutient M. Khadir. Ç'aurait été l'occasion de trouver une femme compétente dans le milieu des affaires publiques, et non privées, qui répond à d'autres impératifs que le secteur privé. »

Contrairement aux autres parlementaires, le co-porte-parole de QS doute des compétences de M. Péladeau dans le domaine de l'énergie. Il remet en question les compétences en affaires de M. Péladeau en soulignant qu'il a eu besoin de « l'argent massif du gouvernement » pour monter son projet d'équipe de hockey professionnelle à Québec.

L'histoire de M. Pierre Karl Péladeau est jalonnée de ces épisodes où il est allé chercher le soutien de l'État par millions, parfois par milliards, comme levier pour pouvoir réaliser ses plans d'affaires.

Amir Kadhir

Le mois dernier, Pierre Karl Péladeau annonçait qu'il allait bientôt céder les rênes du conglomérat médiatique Québecor à l'actuel président et chef de la direction de Vidéotron, Robert Dépatie. Il expliquait alors vouloir passer plus de temps avec sa famille et se consacrer notamment à la philanthropie, tout en restant vice-président du conseil d'administration de Québecor.

Avec les informations de La Presse canadienne

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