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Le nouveau code de conduite à Bibliothèque et Archives Canada suscite des craintes

L'édifice de Bibliothèque et Archives Canada, situé au centre-ville d'Ottawa

L'édifice de Bibliothèque et Archives Canada, situé au centre-ville d'Ottawa

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un nouveau code de conduite destiné aux employés de Bibliothèque et Archives Canada, qui vient encadrer leur devoir de réserve envers le gouvernement, suscite des réactions dans la région.

Le document de 23 pages établit des lignes directrices beaucoup plus strictes en ce qui a trait aux activités personnelles des archivistes en dehors des heures de travail. L'enseignement de matières reliées à l'emploi et la présentation de discours lors de conférences publiques y sont considérés comme des activités à haut risque.

La présidente du Réseau des services d'archives du Québec, Diane Baillargeon, s'interroge sur la situation. « Les archivistes ne vont pas sur la place publique pour révéler le contenu. Les archivistes, ce n'est pas Wikileaks, on s'entend », déplore-t-elle.

Les archivistes devront désormais s'engager à respecter six conditions préalables et obtenir la permission de leur superviseur avant d'accepter une invitation à l'extérieur de leur milieu de travail.

Ce qu'on sent, c'est que les gens n'ont plus le droit de parler de leurs méthodes de travail. Ils n'ont plus le droit de partager leurs informations. Et ça, ça fait un peu peur.

Diane Baillargeon, présidente du Réseau des services d'archives du Québec

Duff Conacher, coordonnateur du groupe Démocratie en surveillance, estime que le gouvernement fédéral se trompe en agissant de la sorte. Il juge que les règles établies dans le code violent les droits des archivistes.

M. Conacher espère que les archivistes se plaindront au Commissariat aux conflits d'intérêts et à l'éthique fédérale.

En février dernier, un autre groupe de travailleurs, les scientifiques, avaient accusé le gouvernement conservateur de les museler pour qu'ils ne discutent pas de leur travail en public. La Commissaire à l'information, Suzanne Legault, a accepté d'ouvrir une enquête sur ces allégations.

D'après un reportage de Gilles Taillon


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