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Phoenix Sinclair : l'enquête publique entend les témoins de Fisher River

Madeline Bird témoigne à la Commission d'enquête sur la mort de Phoenix Sinclair, le 15 avril 2013, à Winnipeg.

Madeline Bird travaillait à l'agence de services sociaux autochtones qui couvre le territoire de la réserve Fisher River quand Phoenix Sinclair y est morte, à l'été 2005. L'agence ignorait que l'enfant se trouvait dans la réserve.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les travaux ont repris lundi matin à la Commission d'enquête sur la mort de la petite Phoenix Sinclair, avec le témoignage de témoins de la réserve autochtone où l'enfant a vécu ses derniers moments.

En 2005, la mère de Phoenix Sinclair, Samantha Kematch, est retournée dans la réserve de Fisher River après avoir récupéré la garde de l'enfant lorsqu'elle habitait Winnipeg.

C'est dans cette réserve, à l'âge de cinq ans, que la fillette a été tuée, puis enterrée sommairement, sans que les services sociaux ne se rendent compte de sa disparition avant neuf mois. Sa mère et son beau-père sont en prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans, pour son meurtre prémédité.

Le commissaire Ted Hughes a lancé la reprise de l'enquête publique lundi en affirmant que les retards, qui ont plus d'une fois plombé le processus, étaient terminés.

Le premier témoin à la barre, Madeline Bird, travailleuse sociale dans la réserve d'octobre 1995 à octobre 2005, a confirmé que l'agence des services sociaux autochtones de Fisher River n'avait aucune idée que la fillette se trouvait sur son territoire. Cela avait déjà été mentionné précédemment durant l'enquête publique.

Mme Bird a aussi indiqué être un membre éloigné de la famille du beau-père de l'enfant, Karl McKay, mais qu'elle n'était pas proche de lui. La témoin s'est souvenue avoir croisé l'homme une fois chez ses parents.

Elle a également affirmé qu'elle ne connaissait pas la mère de Phoenix Sinclair, Samantha Kematch, et conjointe à l'époque de Karl Mackay. Elle a assuré qu'elle ignorait que Karl McKay avait des enfants, alors qu'il réclamait de l'aide sociale pour quatre enfants auprès du conseil de bande.

L'enquête publique tente de comprendre et d'évaluer l'intervention des services sociaux manitobains dans le parcours tumultueux de la fillette qui s'est retrouvée plusieurs fois sous la garde de l'État, en famille d'accueil, ou sous la garde de ses parents biologiques.

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