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Des preuves de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie

Des manifestants opposés au régime de Bachar Al-Assad défilent dans les rues d'Alep, le 12 avril 2013

Des manifestants opposés au régime de Bachar Al-Assad défilaient dans les rues d'Alep, vendredi

Photo : AFP / DIMITAR DILKOFF

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des scientifiques de l'armée britannique ont trouvé la preuve que des armes chimiques ont été utilisées dans le conflit en Syrie, rapporte le journal The Times.

Il a cependant été impossible de déterminer si les armes ont été employées par le régime du président Bachar Al-Assad ou par les rebelles qui le combattent, et si cette utilisation est systématique.

Grâce à un échantillon de terre prélevé dans une zone près de Damas et rapatriée clandestinement au Royaume-Uni, le ministère de la Défense aurait réalisé des tests au département de recherche chimique et biologique à Porton Down. Les chercheurs auraient ainsi obtenu la preuve qu'« un certain type d'arme chimique » a été utilisé au moins une fois pendant le conflit.

Une source anonyme citée par The Times dément la rumeur selon laquelle il s'agirait simplement d'un puissant agent antiémeute. « Ce n'est pas le cas. C'est autre chose, bien qu'il soit impossible de dire avec certitude qu'il s'agit de gaz sarin. »

Le ministère des Affaires étrangères britanniques s'est dit « profondément inquiet » de l'utilisation possible d'armes chimiques en Syrie.

Le gouvernement du président Assad a demandé à l'ONU de lancer une enquête au sujet de l'utilisation possible d'armes chimiques lors d'une attaque menée par les rebelles le 19 mars dernier contre un village dans le nord de la province d'Alep. Depuis, l'ONU a formé un groupe d'experts prêts à se rendre en Syrie, mais les autorités n'ont toujours pas accepté de les laisser entrer dans le pays.

Le gouvernement syrien et l'opposition armée s'accusent mutuellement d'avoir fait usage d'armes chimiques dans la guerre civile qui fait rage dans le pays depuis plus de deux ans.

Plus de 50 morts samedi

Selon un bilan provisoire de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), un organisme basé au Royaume-Uni, les violences auraient fait au moins 54 morts en Syrie dans la journée de samedi.

Dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest du pays, les raids et combats auraient tué au moins 30 civils.

Dans la zone industrielle de Saraqeb, au nord de Damas, un raid aérien aurait tué au moins 18 civils et blessé 50 autres.

À Alep, une femme et deux enfants auraient été tués et seize autres personnes blessées dans une attaque au gaz.

Par ailleurs, des combats meurtriers se seraient déroulés vendredi à Qamechli, à l'extrême nord-est du pays, opposant l'armée du régime et le Front djihadiste d'Al-Nostra, une organisation officiellement affiliée à Al-Qaïda depuis vendredi. 

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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