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Une loi sur l'immersion française réclamée en C.-B.

Glyn Lewis, directeur, Canadian Parents for French

Glyn Lewis, directeur, Canadian Parents for French

Radio-Canada

Le groupe Canadian Parents for French (CPF) réclame une loi en Colombie-Britannique pour garantir le droit d'accès à un programme d'immersion française.

Dans un nouveau rapport, l'organisme soutient qu'il n'y a pas suffisamment de places en immersion. La demande surpasse l'offre dans plusieurs communautés, affirme le directeur de CPF pour la Colombie-Britannique et le Yukon, Glyn Lewis.

Il indique que des parents dans 13 communautés à travers la province se battent pour de nouveaux programmes d'immersion ou pour la création de nouvelles places dans ceux qui existent.

Nous sommes rendus à un point où nous connaissons les opportunités économiques et socioculturelles de pouvoir parler la langue française, alors nous voulons que tous les étudiants qui rêvent d'apprendre le français puissent avoir cette opportunité.

Glyn Lewis, directeur de CPF, Colombie-Britannique et Yukon

Le rapport du CPF recommande davantage de programmes en ligne pour les étudiants en région éloignée ou pour ceux qui ne peuvent être en classe physiquement.

Former les profs en français

Le rapport suggère aussi que tous les nouveaux enseignants suivent obligatoirement une formation sur l'enseignement en français.

Un tel programme est déjà obligatoire à l'Université de la Colombie-Britannique (UBC). La formatrice Wendy Carr, de la Faculté de l'éducation de l'UBC, croit aussi que son programme devrait être étendu à tous les programmes universitaires d'enseignement, particulièrement pour les enseignants de l'école élémentaire ou intermédiaire.

C'est mon but à UBC d'attirer ceux qui veulent enseigner le français, mais il y a toujours une pénurie, surtout quand beaucoup, beaucoup de profs qui enseignent le français comme langue seconde ne se sentent pas en confiance pour le faire.

Wendy Carr, Faculté de l'éducation de l'UBC

Selon elle, les étudiants en enseignement à l'UBC réagissent bien à l'obligation de suivre un programme sur le français. « Ils veulent être outillés pour le faire. C'est comme enseigner la musique ou les arts ou les maths. Une fois que vous avez une idée de quoi faire et de comment l'enseigner, ce sont des outils, comme pour n'importe quelle autre matière », soutient-elle.

Mme Carr réfute aussi la croyance populaire voulant que les petits anglophones n'en ont que faire de la langue de Molière. « En fait les élèves aiment apprendre une langue. C'est un mythe que les élèves n'aiment pas apprendre le français. Ce n'est pas vrai du tout, d'après mon expérience. Ils aiment le fait que le français est une langue officielle, ils le voient et l'entendent, à la télé, etc. »


Canadian Parents for French réclame une loi sur l'immersion française en C.-B.

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