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Baccalauréat obligatoire pour les infirmières : lourds impacts pour les cégeps 

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Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le baccalauréat obligatoire pour exercer la profession d'infirmière ne laisse personne indifférent.

La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec a dénoncé le désir de l'Ordre professionnel des infirmières d'imposer le baccalauréat dès septembre 2014. Si le gouvernement adopte cette loi, les conséquences seront importantes dans les cégeps de la province.

Au Cégep de Matane, une telle mesure représente la perte d'une technique phare qui attire des étudiants de partout dans la province. La décision du gouvernement sera donc lourde de conséquences pour cet établissement qui accueille à peine 600 étudiants par année.

C'est sûr qu'elle a un impact qui serait négatif au Cégep de Matane. Si on retire un programme technique, on vient de diminuer notre offre de formation.

Louis Poirier, directeur des Services éducatifs au Cégep de Matane

Un total de 43 des 48 cégeps de la province offrent la technique de Soins infirmiers. Pour la Fédération des cégeps, l'Ordre des infirmières agit de façon précipitée en voulant éliminer le DEC d'ici un an et demi.

Selon le directeur général, Jean Beauchesne, il faut prendre le temps d'analyser les conséquences de cette décision. « Il y a 67 % des infirmières qui sont techniciennes et on n'entend pas les directeurs de services professionnels dans les services hospitaliers parler de déficit de service ou de problématique de formation, bien au contraire. Donc, avant de jeter le bébé avec l'eau du bain, il faudrait faire une analyse des modifications aux fonctions de travail, après ça on ajustera le parcours de formation », a-t-il fait valoir.

L'université ne séduit pas tous les étudiants

Plusieurs de ces étudiants ne croient pas qu'imposer le BAC en soins infirmiers soit la solution.

« Des techniciens on en a de besoin. On a besoin de gens sur le plancher, puis ce n'est pas juste avec les infirmières auxiliaires qu'on va combler nos besoins », a déclaré un étudiant, François-Xavier Berger.

Stéphanie Fontaine affirme pour sa part qu'elle aurait tout simplement opté pour une autre carrière si elle avait été obligée de s'inscrire à l'université. « Moi je le fais sur quatre ans déjà, alors en plus, devoir aller à l'université, ça serait trop long là », a-t-elle laissé tombé.

L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec rappelle que si le gouvernement va de l'avant, le projet prévoit une période de transition de cinq ans, ce qui permettrait aux syndicats, aux maisons d'enseignement ainsi qu'aux employeurs de s'ajuster aux nouvelles normes.

D'après le reportage de Jean-François Deschênes

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