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L'autodépistage du VIH, la clé pour maîtriser la pandémie

Un test d'auto-dépistage du VIH
Photo: Université McGill

La lutte contre la pandémie VIH/sida passe par l'autodépistage, laisse croire une revue systématique d'études menée par des chercheurs de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill.

Selon la Dre Nitika Pant Pai et ses collègues, l'autodépistage du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) diminue la peur et la stigmatisation associées au dépistage classique.

Ces résultats pourraient, selon l'équipe québécoise, faciliter la détection et le traitement précoces de l'affection partout dans le monde, ce qui réduirait du même coup le risque de transmission.

La Dre Nitika Pant PaiLa Dre Nitika Pant Pai affirme que le dépistage est la base de la prévention Photo : Université McGill

D'après la chercheuse, l'accès à l'autodépistage, jumelé à l'amélioration des services d'assistance, contribuera à atténuer les jugements et les fausses croyances entourant le virus et ralentira la progression de la maladie.

Le saviez-vous?

L'autodépistage peut s'effectuer à la maison, avec un simple échantillon de salive prélevé sur le rebord de la gencive. Ce test non invasif et pratique garantit la confidentialité tout en donnant des résultats dans un délai de 20 minutes. Ceux-ci sont interprétés par l'utilisateur, mais les résultats positifs doivent être confirmés par un médecin.

Trente ans après le début de l'épidémie de VIH, il n'y a toujours aucun vaccin en vue. L'efficacité du traitement en tant que stratégie de prévention a été prouvée, mais la mise en place du dépistage du VIH semble être limitée par la stigmatisation et la discrimination autour du VIH.

Dre Nitika Pant Pai

À l'heure actuelle, ONUSIDA estime que 50 % des gens qui vivent avec le VIH ignorent qu'ils sont porteurs de la maladie. L'organisme considère par ailleurs qu'environ 2,5 millions de personnes sont infectées chaque année.

L'équipe de la Dre Pant Pai, qui a analysé 21 études internationales, recommande vivement aux décideurs politiques de consulter ces résultats et de réfléchir aux meilleures façons de mettre ces stratégies en place dans leur pays.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue PLoS Medicine.

Science