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Un contre-torpilleur et un radar américains envoyés près des côtes nord-coréennes

Une plateforme semi-submersible transportant un radar américain capable de détecter les missiles balistiques rentre à Pearl Harbor en 2006 pour une opération d’entretien de routine.

Une plateforme semi-submersible transportant un radar américain capable de détecter les missiles balistiques rentre à Pearl Harbor en 2006 pour une opération d’entretien de routine.

Photo : AFP / HO

Radio-Canada

Les États-Unis ont positionné une plateforme-radar semi-submersible pouvant détecter les missiles balistiques et un contre-torpilleur capable d'envoyer des missiles près des côtes nord-coréennes, a affirmé lundi un responsable du Pentagone.

Selon la source du Pentagone qui a voulu conserver l'anonymat, ce déploiement est une initiative « de prudence » pour que Washington puisse avoir « plus d'options en matière de missiles de défense si cela devenait nécessaire ».

La chaîne américaine CNN ajoute que cette initiative pourrait s'inscrire dans le cadre d'un déploiement naval plus important.

Plus tôt lundi, les États-Unis ont annoncé avoir déployé des avions de chasse furtifs F-22 en Corée du Sud, son allié. Arrivés dimanche, les avions doivent participer à des manoeuvres américano-sud-coréennes jusqu'au 30 avril.

Ces déploiements se font sur fond de tensions avec la Corée du Nord. Pyongyang a déclaré il y a trois jours être en état de guerre avec la Corée du Sud après s'être irrité des manoeuvres militaires américaines chez son voisin.

Au cours des dernières semaines, le régime de Kim Jong-un a multiplié les menaces, se déclarant prêt à mener d'éventuelles frappes contre des cibles militaires américaines avec ses missiles et ses unités d'artillerie à longue portée. Pyongyang a évoqué comme cibles l'île de Guam, Hawaï et le continent américain.

La Corée du Nord a déjà menacé de lancer une attaque nucléaire contre les États-Unis et la Corée du Sud. Mais malgré le tir réussi, le 12 décembre dernier, d'une fusée considérée par la Corée du Sud et ses alliés comme un missile balistique, les experts ne pensent pas que la Corée du Nord dispose de missiles équipés de charges atomiques capables de frapper le continent américain, ni l'île de Guam ou Hawaï.

La présidente de la Corée du Sud, Park Geun-hyeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La présidente de la Corée du Sud, Park Geun-hye

Photo : AFP / LEE JAE-WON

Washington a tout de même déclaré prendre au sérieux les menaces de la Corée du Nord, mais la Maison-Blanche a noté lundi que la rhétorique belliqueuse de Pyongyang n'était accompagnée d'aucune action militaire, « que ce soit par une mobilisation à grande échelle ou dans le positionnement de ses forces ».

De son côté, la présidente sud-coréenne Park Geun-hye a promis lundi une réponse militaire forte et rapide en cas d'attaque de la Corée du Nord.

Le ministre des Affaires étrangères de la Corée du Sud, Yun Byung-se et le secrétaire d'État américain John Kerry doivent se rencontrer à Washington mardi pour s'entretenir des tensions croissantes dans la péninsule.

Avec les informations de Agence France-Presse

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