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Véronique Rivest arrive 2e au concours mondial de sommellerie

Véronique Rivest à Tokyo

Véronique Rivest à Tokyo

Photo : AFP / YOSHIKAZU TSUNO

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Véronique Rivest peut se targuer d'avoir écrit une page d'histoire au concours mondial de sommellerie qui se déroulait au Japon. Elle a décroché, vendredi, le deuxième rang, derrière le Suisse Paolo Basso.

La résidente de Chelsea, en Outaouais, est du même coup la première femme à se rendre à la finale de la prestigieuse compétition internationale.

« Je suis complètement enchantée, très, très heureuse, absolument pas déçue d'avoir fait le top 3. J'étais déjà très heureuse d'avoir fait le top 12 à nouveau, pour une troisième fois », s'est-elle exclamée vendredi, quelques heures après la fin du concours.

Paolo Basso a livré une chaude lutte et, selon Véronique Rivest, mérite largement cette récompense. « Ç'a été très, très serré. Beaucoup de gens disaient Paolo et moi-même, c'était vraiment tête à tête jusqu'à la fin. Mais Paolo le mérite énormément. C'est son cinquième concours mondial », souligne-t-elle.

Même si elle reconnaît avoir « un petit pincement au coeur », la sommelière de Chelsea n'est aucunement déçue. « Mon plus beau moment, ça a été l'annonce des trois finalistes surtout qu'on m'a appelée la troisième. Le suspense a été intense », dit-elle. Elle se réjouit d'avoir été la première femme en finale.

« C'est un peu le but que je m'étais fixé. Il n'y a jamais eu de femme en finale pour le concours de meilleur sommelier du monde qui existe quand même depuis 1969. »

— Une citation de  Véronique Rivest, sommelière

Le troisième finaliste est le Belge Aristide Spies.

Des réactions élogieuses

Au restaurant Les fougères de Chelsea, où Véronique Rivest a fait ses premières armes en sommellerie, on ne tarit pas d'éloges à son égard.

« Elle nous transmet sa passion, ce qui nous passionne encore plus. J'ai beaucoup appris à aimer les vins grâce à elle en fait. »

— Une citation de  Lindsay Gilker, serveuse au restaurant Les fougères

Le sommelier François Chartier, qui a accompagné Véronique à Tokyo, explique qu'elle a su charmer le public ainsi que les médias internationaux.

« Quand elle rentrait en salle, tout le monde se levait debout quasiment comme une vedette rock qui rentrait en salle. C'est émouvant », rapporte-t-il.

Véronique Rivest rêve par ailleurs de s'ouvrir un bar à vin depuis des années. Sa collègue du Baccara et amie, Danielle Dupont, ne serait toutefois pas surprise de la voir se lancer de nouveau dans la compétition « étant si proche de la première position ».

Une compétition relevée

Le concours, organisé tous les trois ans, a attiré cette semaine à Tokyo 56 candidats provenant de 55 pays, dont deux du Canada.

Véronique Rivest avait remporté à deux reprises le titre de meilleur sommelier du Canada en 2006 et en 2012. Elle a décroché en octobre dernier le titre de meilleur sommelier des Amériques.

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