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La Corée du Nord dit préparer des frappes contre les États-Unis

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Des milliers de Nord-Coréens ont manifesté dans la capitale Pyongyang, vendredi

Des milliers de Nord-Coréens ont manifesté dans la capitale Pyongyang, vendredi

Photo : La Presse canadienne / Jon Chol Jin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le chef d'État nord-coréen Kim Jong-un a donné l'ordre vendredi que des missiles soient prêts à être lancés pour frapper le continent américain et les bases américaines en Corée du Sud et dans le Pacifique.

L'armée de la Corée du Sud confirme avoir détecté une hausse des mouvements de véhicules et de troupes autour des sites de lancement des missiles nord-coréens.

Cette mesure survient après le survol de deux bombardiers furtifs américains au-dessus de la Corée du Sud, un acte « téméraire » de la part des États-Unis selon Kim Jong-un, cité par l'agence de presse officielle nord-coréenne. Les bombardiers B-2 ont décollé d'une base aérienne au Missouri pour larguer des munitions sur des îles sud-coréennes avant de rentrer aux États-Unis.

Kim Jong-un affirme qu'il s'agit d'un ultimatum de la part des Américains, qui « veulent déclencher à tout prix une guerre nucléaire. »

De son côté, le secrétaire américain à la Défense, Chuck Hagel, soutient que l'envoi de deux bombardiers en Corée du Sud faisait partie d'une série d'exercices militaires normaux prévus par Washington et Séoul. L'objectif n'était pas de provoquer la colère de Pyongyang, affirme-t-il. Chuck Hagel a toutefois reconnu que l'attitude récente du régime nord-coréen a contribué à jeter de l'huile sur le feu.

Les Nord-Coréens doivent comprendre que ce qu'ils font est très dangereux. Nous devons dire clairement que nous prenons très au sérieux les provocations de la Corée du Nord et que nous y répondrons.

Chuck Hagel, secrétaire américain à la Défense

Au cours des dernières semaines, la Corée du Nord a menacé de mener des attaques nucléaires contre Washington et Séoul. Mercredi, Pyongyang a également suspendu toutes les communications avec les États-Unis, la Corée du Sud et les Nations unies. Selon le régime, il est inutile de communiquer « dans une situation ou la guerre pourrait éclater à tout moment. »

La Corée du Nord a également annoncé plus tôt en mars qu'elle ne reconnaît plus l'armistice qui a mis fin à la guerre de Corée en 1953.

Moscou et Pékin tentent d'apaiser les tensions

Le chef de la diplomatie russe, Sergeï Lavrov, a implicitement dénoncé le survol du territoire sud-coréen par deux bombardiers furtifs américains en déplorant qu'« une action unilatérale soit menée autour de la Corée du Nord qui a pour effet d'accroître l'activité militaire ».

La situation pourrait simplement échapper à tout contrôle.

Chef de la diplomatie russe, Sergeï Lavrov

De son côté, la Chine tente d'apaiser les esprits. Le ministère des Affaires étrangères chinois a souligné que la paix et la stabilité constituent des intérêts communs à tous les partis. « Nous appelons les parties concernées à faire des efforts conjoints pour détendre la situation », a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hong Lei.

La Chine est le seul allié de la Corée du Nord et son premier partenaire commercial. Mais, Pékin a voté pour le renforcement des sanctions contre la Corée du Nord au Conseil de sécurité de l'ONU à la suite du troisième essai nucléaire du pays, le mois dernier.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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