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Naufrage de l'Acadien II : cinq ans plus tard, la plaie des Madelinots reste béante

Discussion entre deux cyclistes

Radio-Canada

Depuis cinq ans, le jour du 28 mars ramène avec lui des souvenirs douloureux et indélébiles à l'esprit des Madelinots.

En mars 2008, des chasseurs de phoques des Îles quittent Cap-aux-Meules à bord du navire Acadien II. Les glaces, nombreuses dans le golfe du Saint-Laurent, rendent la navigation périlleuse.

La nuit du 28 mars 2008, les chasseurs de l'Acadien II, qui éprouvent des problèmes mécaniques, lancent un appel d'urgence à la Garde côtière canadienne.

Le brise-glaces Sir William Alexander, qui naviguait non loin de l'Acadien II, vient en aide au navire. Lors du remorquage, l'Acadien II chavire à l'insu de l'équipe de la Garde côtière.

Quatre Madelinots y laissent leur vie. Le corps de l'un de ces pêcheurs décédés manque encore aujourd'hui à l'appel.

Deux membres de l'équipage, Claude Desraspe et Bruno-Pierre Bourque sont sauvés des eaux glaciales par d'autres chasseurs qui naviguent derrière eux.

Le poignant témoignage des survivants fait rapidement le tour du pays. 

Claude Deraspe, survivant du nauvrage de l'Acadie II le 28 mars 2008Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Bruno-Pierre Bourque, survivant du nauvrage de l'Acadie II le 28 mars 2008

Quand l'eau a été rendue à mes oreilles, j'ai pris une grande respiration et je me suis dit: ''il faut que tu sortes ou tu y restes.

témoignage de l'un des survivants, Claude Deraspe, livré le 3 avril 2008.

Aux Îles-de-la-Madeleine, tous les habitants ont été touchés de près ou de loin par la catastrophe. Même si la douleur des insulaires demeure intense, la vie a dû reprendre son cours.

« Comme chaque début de saison de chasse, on se remémore l'accident de l'Acadien II, on pense à nos amis qu'on a perdus, puis aux familles éprouvées par la tragédie », raconte le président des chasseurs de phoques des Îles, Denis Longuépée.

Encore cette année, les bateaux de chasses ont pris le large. La saison s'annonce difficile en raison de la condition des glaces. Ce n'est pas sans inquiétudes que les familles laissent leurs proches s'éloigner sur la mer.

« Les gens des Îles sont des gens forts. Chaque année, on surmonte cet obstacle-là et on prend la mer pour continuer notre travail et gagner notre vie », relate le chasseur Denis Longuépée

Depuis la tragédie, des poursuites de 4 millions de dollars ont été déposées par les familles des victimes contre le gouvernement canadien.

Des expertises techniques sur le remorquage ont été déposées et une séance de conciliation doit avoir lieu en avril prochain.

Selon les avocats des familles, le règlement de cette affaire pourrait permettre aux proches des victimes de tourner la page et de vivre pleinement leur deuil.

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