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Alcoolisme : des « mensonges », affirme Rob Ford

Les eaux ont submergé la route Transcanadienne, à Abbotsford.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Sébastien St-François en direct de l'hôtel de ville

Le maire de Toronto, Rob Ford, a nié catégoriquement, mardi matin, souffrir d'alcoolisme, accusant le Toronto Star de véhiculer à nouveau « des mensonges, des mensonges » à son endroit. 

Il a accusé les journalistes du quotidien d'être des « menteurs pathologiques ». « Poursuivez-moi (en diffamation)! », a aussi lancé le maire à leur endroit, visiblement en colère, à la suite d'un point de presse pour rendre hommage au boxeur George Chuvalo. M. Ford a ajouté que les électeurs trancheraient lors des prochaines élections en 2014.

Plus tôt mardi, son frère, le conseiller municipal Doug Ford avait affirmé sur les ondes d'une radio privée qu'il n'avait « jamais vu Rob boire à un seul événement ».

Les allégations : 

Le Toronto Star cite plusieurs sources anonymes qui affirment que les organisateurs d'un gala, le mois dernier, ont demandé au maire de quitter la salle, parce qu'il « semblait saoul ». D'autres sources ont plutôt raconté au Star que son comportement était normal. C'est aussi ce qu'a affirmé le ministre de la Défense, Peter MacKay, qui a croisé le maire au souper-bénéfice du Garrison Ball. Mais le Star ajoute que l'entourage de M. Ford tente depuis des mois de lui faire suivre une cure de désintoxication.

Le maire Rob Ford et Sarah Thomson jeudi soirAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire Rob Ford et Sarah Thomson jeudi soir

Photo : Twitter

Plus tôt ce mois-ci, l'ancienne candidate à la mairie Sarah Thomson avait affirmé que le maire lui avait agrippé les fesses, en plus de lui avoir fait des avances, lors d'une fête. Elle avait même soutenu que M. Ford semblait être drogué, racontant que son comportement n'était pas normal. Rob Ford avait rejeté ces allégations en bloc.

Selon son frère Doug Ford, le Star mène une vendetta politique contre le maire, incitant le quotidien à « nommer ses sources » si ses allégations sont véritablement fondées.

« Le Toronto Star hait Rob Ford. Leur objectif, en plus de vendre des journaux, est d'obtenir sa tête.  »

— Une citation de  Doug Ford, conseiller municipal et frère du maire

Doug Ford a rejeté, toutefois, l'idée de poursuivre le quotidien en diffamation, affirmant que « ce serait de jouer leur jeu » et que sa famille avait déjà dépensé près d'un demi-million de dollars en frais d'avocat pour défendre en cour le maire contre des allégations non fondées.

Autre tuile

Depuis son élection il y a deux ans, Rob Ford a fait face à des recours judiciaires relativement à ses dépenses électorales et de présumés conflits d'intérêts. Dans ce dernier dossier, le maire a échappé de peu à la destitution en janvier, après qu'un tribunal eut annulé sa condamnation en appel.

Le maire Rob Ford en 1999Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La photo de l'arrestation de Rob Ford en Floride en 1999

Photo : La Presse canadienne / Services policiers de Miami-Dade

Alors qu'il était conseiller municipal, M. Ford a dû s'excuser auprès d'un couple de résidents de l'extérieur de la ville qu'il avait insultés lors d'un match de hockey, alors qu'il était ivre. Le couple s'était plaint qu'il faisait trop de bruit. « Veux-tu que ta petite femme aille en Iran et se fasse violer et tuer? », avait lancé Rob Ford. Il avait d'abord nié les événements avant d'admettre ses torts.

Durant la dernière campagne électorale, M. Ford a par ailleurs nié avoir été arrêté en état d'ébriété au volant et pour possession de marijuana en Floride en 1999. Il avait ensuite concédé que l'histoire était véridique, affirmant qu'il l'avait « oubliée ».

Réactions

Le maire adjoint Doug Holyday souligne lui aussi que le Star cite uniquement des sources anonymes. À sa connaissance, le maire ne souffre pas d'alcoolisme et personne ne lui a demandé de recevoir un traitement. 

Pour sa part, l'ex-candidat à la mairie Joe Pantalone n'a jamais vu M. Ford en état d'ébriété, que ce soit durant la dernière campagne électorale ou alors qu'il était conseiller municipal. Toutefois, il ajoute qu'il n'a jamais cotôyé le maire durant des soirées et que les personnes souffrant d'une dépendance à l'alcool ne « boivent pas généralement en plein milieu de la journée ».

Radio-Canada n'a pas pu vérifier indépendamment la véracité des allégations du Toronto Star.

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Ontario