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Québec veut être exclu de la nouvelle stratégie fédérale sur la formation

Les ministres Agnès Maltais et Alexandre Cloutier

Les ministres Agnès Maltais et Alexandre Cloutier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au lendemain de la présentation du budget fédéral, la ministre québécoise de l'Emploi et de la Solidarité sociale a demandé l'« exclusion du Québec » de la nouvelle façon de faire de la formation de la main-d'oeuvre, proposée par Ottawa. Agnès Maltais considère qu'il s'agirait d'un « recul de 15 ans dans les travaux qui ont été faits pour être efficace et performant en matière d'adéquation entre formation et emploi au Québec ».

« C'est une attaque contre notre compétitivité et notre potentiel de développement », a déclaré la ministre, accompagnée de son collègue, le ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes, Alexandre Cloutier.

La nouvelle subvention pour l'emploi d'Ottawa donnera plus de pouvoirs aux entreprises en matière de formation, mais elles devront en payer une partie. 

La ministre fait valoir que l'économie du Québec est basée sur les PME et que le coût des changements souhaités par le fédéral risque d'être prohibitif pour ce type d'entreprises. L'abolition des crédits d'impôt pour les fonds de travailleurs risque aussi de nuire aux PME selon la ministre, puisqu'ils sont considérés comme un levier économique pour les PME. « C'est ça qu'il faut comprendre », s'est exclamée Mme Maltais. « Il va falloir que le fédéral nous explique ce qui ne fonctionne pas. »

Des réactions de l'opposition à Québec

Le porte-parole de l'opposition officielle pour le Conseil du Trésor, Sam Hamad, estime que le gouvernement du Québec est l'artisan de son propre malheur par rapport au budget fédéral concernant la révision des ententes sur la formation de la main-d'oeuvre. Il a fait valoir que le ministre québécois des Finances, Nicolas Marceau, a déclaré lui-même qu'il avait perdu son rapport de force avec Ottawa.

M.Hamad relève des points positifs dans le budget Flaherty : il n'y a pas de hausse d'impôt, il y a des programmes pour l'aérospatiale, pour le secteur manufacturier, et une enveloppe sur 10 ans pour les infrastructures.

Le porte-parole de la CAQ en matière de finances, Christian Dubé, qualifie de son côté ce budget d'improvisé, notamment en raison de l'abolition graduelle du crédit d'impôt supplémentaire de 15 % pour les fonds de travailleurs, comme le Fonds de solidarité de la FTQ. « C'est une attaque contre les travailleurs et les épargnants », a-t-il déclaré. M. Dubé salue tout de même les investissements dans les infrastructures qui sont prévus dans le budget Flaherty, ainsi que les initiatives pour financer la recherche et le développement.

Jeudi, le ministre québécois des Finances, Nicolas Marceau, a déploré notamment la révision des ententes sur la formation de la main-d'oeuvre, estimant qu'il s'agit d'« une attaque frontale contre le Québec ».

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