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Syrie : Bachar Al-Assad promet de nettoyer le pays

Des médecions traitent l'un des blessés de l'attentat contre la mosquée  Al-Imane, à Damas.

Des médecions traitent l'un des blessés de l'attentat contre la mosquée Al-Imane, à Damas.

Photo : AFP / SANA

Radio-Canada

Pendant qu'à New York l'ONU prolonge le mandat de sa commission d'enquête en Syrie, le président syrien Bachar Al-Assad s'est engagé vendredi « à nettoyer la Syrie » des extrémistes musulmans qui, selon lui, sont à l'origine de l'attentat meurtrier de jeudi contre une mosquée sunnite de Damas.

Au moins 49 personnes ont été tuées jeudi soir à la mosquée Al-Imane, dans le quartier de Mazraa, à Damas, après qu'un homme bardé d'explosifs eut activé sa bombe dans le lieu de culte musulman. La déflagration a aussi fait 84 blessés.

L'attaque a été menée pendant que le cheikh Mohammed Saïd Ramadan al-Bouti, dignitaire et intellectuel religieux vénéré en Syrie, prêchait à la mosquée. L'érudit de 84 ans et son petit-fils ont été tués par la puissante explosion.

Condamnant vigoureusement cet attentat vendredi, Bachar Al-Assad a présenté ses condoléances au peuple syrien pour la perte de ce grand religieux.

Le cheikh Mohammed Saïd Ramadan al-Bouti, figure emblématique de l'islam en Syrie, a été tué au cours de l'attentat.

Le cheikh Mohammed Saïd Ramadan al-Bouti, figure emblématique de l'islam en Syrie, a été tué au cours de l'attentat.

Photo : AFP / LOUAI BESHARA

« Ils t'ont tué, croyant faire taire la voix de l'islam et la foi dans le pays (...), ils t'ont tué pour avoir élevé la voix face à leurs idées obscurantistes visant à détruire les principes de notre religion clémente », a déclaré le dictateur syrien, en s'adressant au défunt.

« Je jure au peuple syrien que ton sang, celui de ton petit-fils et de tous les martyrs de la patrie n'auront pas coulé gratuitement, car nous serons fidèles à tes idées en anéantissant leur obscurantisme et leur incroyance jusqu'à ce que nous en ayons nettoyé le pays », a poursuivi Bachar Al-Assad.

Le cheikh Mohammed Saïd Ramadan al-Bouti était un précieux allié du régime du dictateur syrien, et ce, depuis l'accession au pouvoir du père de ce dernier, l'ancien président Hafez Al-Assad.

La guerre civile qui déchire la Syrie depuis maintenant 2 ans a fait plus de 70 000 morts depuis mars 2011, selon les estimations de l'ONU.

L'ONU prolonge le mandat de sa commission d'enquête 

Par ailleurs, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté jeudi une résolution qui prolonge d'un an le mandat de la commission d'enquête des Nations unies sur la situation en Syrie.

Le mandat de cette commission est de rapporter et de documenter les abus, les exactions et les violations des droits de l'homme commis par les parties impliquées dans cette guerre civile.

La motion déposée par la Jordanie, le Koweït, le Maroc, le Qatar, l'Arabie saoudite, la Tunisie et les Émirats arabes unis a été adoptée par 41 voix contre 1; il y eu 5 abstentions.

Seul le Venezuela, allié du président Bachar Al-Assad, s'est opposé au projet, estimant que ceux qui soutenaient la résolution souhaitaient un « changement de régime » en Syrie. L'Équateur, l'Inde, les Philippines, l'Ouganda et le Kazakhstan se sont quant à eux abstenus.

Pour sa part, l'ambassadeur de la Syrie auprès de l'ONU, Faysal Khabbaz Hamoui, a jugé la résolution « partiale », estimant qu'elle avait été rédigée en vue de « politiser la situation » dans son pays.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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