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Budget fédéral : les réactions dans l'Est du Québec

Jim Flaherty présente son 8e budget.

Jim Flaherty présente son 8e budget.

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les réactions sont plutôt négatives dans l'Est du Québec, à la suite du dépôt du budget fédéral par le ministre des Finances, Jim Flaherty.

Selon le député de Rimouski, Irvin Pelletier, les régions, particulièrement celles du Québec, sont les grandes oubliées du budget Flaherty. Le député péquiste déplore aussi l'abolition des crédits d'impôts pour les fonds aux travailleurs de la FTQ et de la CSN. 

De son côté, le NPD dénonce plusieurs mesures contenues dans le budget. Bien qu'aucune suppression d'emplois n'ait été annoncée, le député de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les-Basques, Guy Caron, craint que les efforts supplémentaires imposés à Pêches et Océans Canada aient des répercussions dans la région.

« Pour les régions, il n'y a rien, sauf les compressions chez Pêches et Océans. Non seulement pour l'Institut Maurice-Lamontagne, mais également pour le port de Rimouski. Parce qu'il faut se rappeler que le financement pour le brise-lame va venir de Pêches et Océans, et le fait qu'il va y avoir des économies de 100 millions d'ici 4 ans, va faire en sorte que ce sera extrêmement difficile. Ça vient de faire reculer le projet du brise-lame, encore une fois », a déclaré Guy Caron.

Investissements dans les infrastructures

Le maire de Rimouski et président de l'Union des municipalités du Québec, Éric Forest, accueille favorablement l'annonce du nouveau plan d'investissement dans les infrastructures du pays. Ottawa injectera 53 milliards de dollars sur 10 ans dès 2014-2015 pour aider à la construction de routes, de ponts, d'installation de transports en commun et d'autres infrastructures, grâce notamment à des partenariats public-privé.

« On a au moins protégé les acquis au niveau des infrastructures. »

— Une citation de  Éric Forest, maire de Rimouski et président de l'Union des municipalités du Québec


Les municipalités n'ont pas obtenu les investissements supplémentaires demandés sur 20 ans pour le programme d'infrastructures, mais elles ont obtenu ce qui est considéré comme un minimum.

« Nous, on demandait un plan d'infrastructure à long terme, échelonné sur 20 ans. On vient de remplacer un plan de 7 ans sur 10 ans », a indiqué le maire Éric Forest.
Éric Forest a dit comprendre qu'Ottawa n'ait pas répondu à ces attentes, compte tenu du contexte économique actuel et l'objectif de retour au déficit zéro.
Les municipalités espèrent maintenant qu'une fois l'objectif du déficit 0 sera atteint, le gouvernement fédéral investira davantage et à plus long terme.

Formation de la main-d'oeuvre

Par ailleurs, un professeur de gestion de l'UQAR, Claude Rioux, voit un lien de continuité logique entre la réforme de l'assurance-emploi et la réforme de la formation de la main-d'oeuvre du budget Flaherty.

Le renouvellement des ententes avec les provinces s'articulera autour de la subvention canadienne pour l'emploi. Ottawa propose une nouvelle formule où le fédéral, les provinces et les employeurs verseront jusqu'à 5000 $ chacun pour outiller les travailleurs.

Des 500 millions de dollars prévus pour ce fonds, 300 millions sont conditionnels à la contribution des entreprises et des provinces. Sans elles, la subvention d'Ottawa disparaît. Le professeur Rioux ne pressent rien de bon pour les régions où le travail saisonnier est important, car Ottawa pourrait ne pas vouloir financer une formation liée à un emploi saisonnier.

« On veut orienter la formation vers les besoins des entreprises. Est-ce qu'on n'est pas encore en train de changer un peu ce travail saisonnier, alors que l'activité est saisonnière. Qu'est-ce que ça va donner dans des régions comme les nôtres? Il y a beaucoup de choses qui convergent dans une direction. »

— Une citation de  Claude Rioux, professeur de gestion, Université du Québec à Rimouski

Un affrontement avec Ottawa s'annonce. Au début de la semaine, le ministre des Finances du Québec Nicolas Marceau a rappelé que la formation de la main-d'oeuvre est un champ de compétence exclusif du Québec.

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