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Congrégations religieuses à Matane : départ historique

(archives)

Radio-Canada

Au printemps, à Matane, les trois dernières congrégations quitteront définitivement la ville. Concours de circonstances? Vieillissement des religieuses et manque de relève? C'est une page importante de l'histoire de Matane qui se tourne avec le départ des derniers membres des congrégations des Sœurs du Bon-Pasteurs, des Ursulines et des Sœurs de Notre-Dame-du-Saint-Rosaire.

Cette année, les Sœurs du Bon-Pasteur fêtaient leur 130e anniversaire de présence à Matane. À l'époque, les religieuses s'installaient dans une maison où s'élève aujourd'hui l'école pour adultes.

Au fil des ans, elles estiment que plus de 175 religieuses ont enseigné dans l'une ou l'autre de leurs écoles. Dans quelques semaines, les deux dernières religieuses de la congrégation seront parties. « On n'est pas éternelle hein? », lance sœur Lévesque. Cette dernière croit cependant que les gens se souviendront longtemps du passage de ses consoeurs : « On a aidé beaucoup de monde à se prendre en main et ça, j'ai apprécié ça beaucoup. »

Il y a 120 ans, les premières sœurs du Notre-dame-du-St-Rosaire s'installaient dans les villages qui ceinturent Matane pour y enseigner. La dernière représentante de la congrégation, Monique Bélanger, est fière de ce qu'elles ont réalisé. « Parce que, fait valoir Mme Bélanger, nous avons permis aux gens de se rendre dans une 9e, 10e, 11e année, ce qui leur a permis de prendre une profession soit comme infirmière, soit comme enseignant à leur tour. Je pense qu'on a fait quelque chose d'irremplaçable. »

Aujourd'hui, les deux dernières Ursulines de Matane consacrent leur temps à la prière. Celles qui sont arrivées à Matane en 1950 ont tout de même marqué la ville en construisant un imposant couvent qui au fil des ans est devenu une école secondaire, aujourd'hui fermée. Pour sœur Blandine Proulx, les liens avec les gens de Matane demeureront toujours aussi forts. On se sent, dit-elle, pour toujours liée d'une façon spirituelle et affectivement avec les personnes qu'on a connues dans l'enseignement et dans ce que nous avons fait, ici, dans la maison comme animation spirituelle. »

Plusieurs éléments, le nom d'un bâtiment, d'un quartier, d'une rue, témoigneront du passage des congrégations religieuses à Matane. Toutefois, c'est dans la mémoire que leurs actions doivent rester gravées, croit sœur Monique Bélanger. Elle demeure optimiste et a toujours foi en l'avenir. « Il y a d'autres personnes qui prennent le flambeau, qui vont le faire autrement, qui vont s'adapter à l'époque où nous vivons », croit la religieuse.

Matane aurait déjà compté jusqu'à sept congrégations religieuses féminines.

En 1975, les religieuses étaient plus de 44 000 au pays. En 2004, elles n'étaient plus que 18 000.

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