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Syrie : une enquête internationale sur les armes chimiques est réclamée

Une famille syrienne marche dans les décombres de leur maison au nord-ouest de la province d'Iblid, en Syrie, le 20 mars 2013.

Une famille syrienne marche dans les décombres de leur maison au nord-ouest de la province d'Iblid, en Syrie, le 20 mars 2013.

Photo : AFP / BULENT KILIC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Coalition nationale syrienne a exigé, mercredi, une enquête internationale pour faire la lumière sur un possible usage d'armes chimiques dans le nord du pays. Le groupe d'opposition réclame l'envoi d'enquêteurs dans le village où l'attaque se serait produite.

Tout en réclamant cette enquête, la Coalition nationale syrienne a blâmé les forces du régime de Bachar Al-Assad pour l'attaque dans le village de Khan Al-Assal, dans la province d'Alep. La veille, le régime et les insurgés s'étaient mutuellement accusés pour cette attaque.

De son côté, le gouvernement syrien a adressé une lettre au secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon dans laquelle il dénonce l'incapacité de la communauté internationale à empêcher « les groupes terroristes » de commettre ce genre de crime (l'utilisation des armes chimiques). Le gouvernement syrien a également accusé la Turquie et le Qatar de fournir des armes chimiques aux rebelles qu'il qualifie de « groupes terroristes ».

Par ailleurs, le nouveau ministre israélien du Renseignement et des Affaires stratégiques, Yuval Steinitz, estime qu'il est « apparemment évident » que des armes chimiques ont récemment été utilisées en Syrie, que ce soit par le gouvernement ou par les rebelles.

Cette déclaration du ministre israélien contredit l'évaluation du gouvernement américain, qui a indiqué que rien ne permet de croire à une attaque chimique.

Israël a depuis longtemps exprimé sa crainte de voir l'arsenal chimique syrien tomber entre les mains de groupes liés à Al-Qaïda ou au Hezbollah.

En Jordanie, le roi Abdullah II a prévenu mercredi qu'un État djihadiste pourrait voir le jour en Syrie, où des extrémistes tenteraient de s'implanter. Lors d'une entrevue accordée à l'Associated Press, le roi a déclaré que, selon lui, le régime autoritaire du président Assad finira tôt ou tard par tomber.

« Les éléments les plus inquiétants du conflit syrien sont les armes chimiques, l'afflux de réfugiés et l'État djihadiste qui pourrait émerger du conflit. »

— Une citation de  Le roi Abdullah II

L'ONU sollicitée

La France, le Royaume-Uni et les États-Unis demanderont au secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, de dépêcher une mission d'enquête en Syrie pour vérifier les accusations évoquant l'utilisation d'armes chimiques.

Il s'agira de « faire une enquête sur l'ensemble du territoire [syrien] pour faire la lumière sur toutes les allégations », de la part de Damas et de l'opposition, a déclaré l'ambassadeur français Gérard Araud.

Vers une intervention militaire?

Par ailleurs, le principal commandant militaire américain en Europe a déclaré mardi que plusieurs pays membres de l'OTAN sont à préparer une éventuelle intervention militaire en Syrie pour mettre fin à la guerre civile qui déchire le pays depuis deux ans.

L'amiral James Stavridis a prévenu que la situation syrienne ne cesse de se détériorer et que rien ne permet de croire à la fin prochaine d'une guerre civile qu'il a qualifiée de « vicieuse ».

L'amiral Stavridis, qui prendra sa retraite sous peu, a ajouté que plusieurs options sont étudiées par des pays de l'OTAN, notamment l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne, une aide militaire aux rebelles ou la mise en place d'un embargo sur les ventes d'armes.

Une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et l'accord des 28 membres de l'OTAN seraient toutefois nécessaires avant une quelconque intervention, a-t-il reconnu.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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