ICI Radio-Canada

Vous naviguez sur le nouveau site

Aide à la navigation
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Syrie : Damas et les rebelles s'accusent d'utiliser des armes chimiques

Le président syrien Bachar Al-Assad, dans une mosquée à l'occasion de l'Aïd el-Fitr.

Bachar Al-Assad n'était plus apparu en public depuis le 18 juillet.

Photo : La Presse canadienne / HOPD

Radio-Canada

Le gouvernement syrien a accusé les rebelles, mardi, d'avoir utilisé une arme chimique pour la première fois depuis le début du conflit, il y a deux ans, affirmant que c'était là le premier geste du gouvernement intérimaire nouvellement formé.

Les insurgés ont rapidement nié l'information et accusé le régime d'avoir utilisé cette arme chimique. Pour sa part, le gouvernement américain précise que rien ne permet de croire à l'utilisation d'une arme chimique par une des deux parties.

Le ministre de l'Information, Omran al-Zohbi, affirme que 16 personnes ont été blessées et 86 autres blessées dans l'attaque contre le village de Khan Al-Assal, près de la ville d'Alep.

Ce secteur a été le théâtre de combats féroces pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce que les rebelles s'emparent d'un vaste complexe gouvernemental le mois dernier. Le complexe inclut notamment une académie de police que le régime Assad avait transformée en base militaire pour pilonner les villages avoisinants.

Un militant installé à Alep a confirmé, sous le couvert de l'anonymat, qu'une attaque chimique s'était produite à Khan Al-Assal. Il a accusé les forces gouvernementales, expliquant que les insurgés n'auraient aucun intérêt à attaquer un secteur qu'ils contrôlent.

Un étranger à la tête du gouvernement intérimaire

Le nouveau premier ministre de la Coalition nationale syrienne, Ghassan Hitto

Le nouveau premier ministre de la Coalition nationale syrienne, Ghassan Hitto

Photo : AFP / OZAN KOSE

Par ailleurs, la coalition syrienne d'opposition a élu, tôt mardi, un technocrate et militant islamique peu connu pour diriger le gouvernement intérimaire, qui tentera d'administrer les secteurs de la Syrie capturés par l'insurrection.

Ghassan Hitto a reçu 35 des 48 votes exprimés par les 63 membres actifs de la Coalition nationale syrienne à l'occasion d'une rencontre à Istanbul, en Turquie. M. Hitto, un gestionnaire de la technologie de l'information, vit aux États-Unis depuis des décennies. Il a récemment déménagé du Texas vers la Turquie pour aider à coordonner l'aide acheminée aux régions capturées par les rebelles.

Les membres de la coalition espèrent que le nouveau gouvernement réussira à unir les rebelles qui combattent le régime Assad sur le terrain et à offrir des services aux Syriens qui habitent les secteurs tombés entre les mains de l'insurrection. De nombreux Syriens touchés par la guerre civile doivent composer avec des pénuries de nourriture, des pannes d'électricité et un manque de soins médicaux.

De nombreux défis attendent le gouvernement, qui devra tout d'abord obtenir l'allégeance des factions rebelles sur le terrain. Bien des régions sont maintenant gouvernées par une mosaïque de groupes rebelles et de conseils locaux qui cherchent à combler le retrait du gouvernement central en organisant des patrouilles, en rouvrant les boulangeries et en gérant les tribunaux et les prisons.

On ne sait pas si ces groupes accepteront de se soumettre à l'autorité d'une entité extérieure, surtout si elle est dirigée par un inconnu qui a passé des décennies à l'étranger.

Associated Press

International