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Ghassan Hitto devient le premier ministre de l'opposition syrienne

Les membres de l'opposition syrienne réunis lundi à Istanbul

Les membres de l'opposition syrienne réunis lundi à Istanbul

Photo : AFP / OZAN KOSE

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après des mois de tractations, la Coalition nationale de l'opposition en Syrie a élu lundi à Istanbul Ghassan Hitto au poste de premier ministre intérimaire des territoires contrôlés par la rébellion.

« Ghassan Hitto a gagné avec 35 voix sur 49 », a annoncé Hicham Marwa, membre de la Coalition, après le dépouillement des bulletins de vote.

Le vote est intervenu après 14 heures de consultation entre les quelque 70 membres de la Coalition.

Cependant, plusieurs d'entre eux ont refusé de participer au vote, illustrant la persistance de divisions au sein de l'opposition syrienne.

M. Hitto, un dirigeant d'entreprises de haute technologie qui a longtemps vécu aux États-Unis, a rejoint l'opposition syrienne à Istanbul en 2012.

« Nous vous disons [au peuple syrien] que nous sommes avec vous, et que si Dieu le veut, nous serons victorieux », a déclaré l'élu après l'annonce des résultats, ajoutant qu'il saluait le « grand » peuple syrien.

« Nous allons annoncer bientôt le programme de ce nouveau gouvernement », a-t-il indiqué.

Douze candidats se disputaient le poste de premier ministre par intérim des secteurs contrôlés par l'insurrection. Il s'agit principalement de technocrates qui vivaient en exil,, mais deux d'entre eux habitent des régions sous le contrôle du régime.

Deux tentatives précédentes avaient échoué en raison de différends, et plusieurs participants ont émis des doutes, lundi, quant aux chances de succès cette fois-ci.

Les rebelles contrôlent plusieurs régions du pays, notamment la majeure partie d'Alep, la plus grande ville de Syrie, et la capitale provinciale de Racca.

Les villes et les villages sont actuellement gérés par les combattants rebelles et par des conseils communautaires, et il n'existe qu'une collaboration minime entre eux. Plusieurs communautés sont privées d'électricité et d'eau courante.

Une image « floue » pour les États-Unis

Washington a une image « floue » de la réalité de l'opposition syrienne et de ses « multiples facettes », a affirmé lundi le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, selon qui il faut agir « avec prudence ».

« Il y a environ six mois, nous avions une image très floue de l'opposition, et maintenant je dirais qu'elle l'est encore plus », a déclaré le chef d'état-major interarmées lors d'une intervention devant le CSIS, un groupe de réflexion de Washington.

Le principal conseiller militaire du président Barack Obama a également confié ne pas savoir à ce stade quelle « option militaire » serait susceptible de permettre aux États-Unis de mieux cerner la situation. « Tant que ce sera le cas, je conseillerai d'agir avec prudence », a-t-il affirmé.

Lors d'une audition devant la commission du Renseignement du Sénat le 12 mars, le directeur national du renseignement, James Clapper, avait évoqué la fragmentation de la rébellion en parlant de « centaines de bataillons de diverses tailles et puissance » et de la présence de plus en plus importante de combattants étrangers.

Consultez notre portrait des factions de l'oppostion syrienne

Bombardement du nord du Liban

Damas a mis à exécution sa menace. L'aviation syrienne a bombardé lundi une zone inhabitée dans le nord du Liban, près de la ville frontalière d'Arsal. Le raid a eu lieu après que quatre roquettes eurent été tirées près d'Arsal.

La semaine dernière, le gouvernement syrien avait menacé de s'en prendre aux insurgés syriens cherchant à se réfugier au Liban et s'infiltrant ensuite par-delà la frontière.

Damas affirme qu'une « importante concentration » d'opposants avait franchi la frontière pour gagner la localité syrienne de Tel Kalakh au cours des 48 heures précédentes.

« La Syrie attend de la partie libanaise qu'elle empêche ces groupes terroristes armés de franchir ses frontières parce qu'ils ciblent le peuple syrien et violent notre souveraineté », a déclaré le gouvernement, précisant que sa patience n'est pas « illimitée ».

C'est la première fois que Damas bombarde au Liban. Par le passé, des échanges de tirs ou de roquettes ont eu lieu entre insurgés et l'armée syrienne de part et d'autre des frontières.

De nombreux Syriens fuyant les combats ont trouvé refuge au Liban voisin. Pour les insurgés, le nord du Liban a constitué une base arrière, où ils ont trouvé du soutien.

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