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Jean Charest livre un dernier discours de combattant

Jean Charest et sa femme, Michèle Dionne, le 16 mars 2013

Jean Charest et sa femme, Michèle Dionne, le 16 mars 2013

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Six mois après son retrait de la vie politique, Jean Charest a prononcé un discours aux allures de campagne électorale, samedi, dans le cadre d'une soirée hommage que lui rendaient les militants du Parti libéral du Québec, à la veille du choix de leur nouveau chef.

Jean Charest a abondamment critiqué le gouvernement Marois sur ses reculs sur différents dossiers.

« L'alternative qu'offre encore aujourd'hui le PQ c'est le repli et c'est le recul. C'est tellement le recul que s'il y avait une compétition mondiale pour la marche arrière le PQ serait champion. Si le PQ avait à nous faire un hymne national, ce serait bip bip bip [le son d'un camion qui recule] », a lancé Jean Charest devant les centaines de militants amusés.

Alors que le gouvernement Marois fait l'objet de critiques en raison des modifications au programme d'aide sociale, Jean Charest a soutenu que « chaque fois qu'on [le PLQ] a fait preuve de rigueur budgétaire et de choix sur le plan budget, on ne l'a jamais fait aux dépens des programmes sociaux. Parce que les libéraux savent qu'il est possible de se doter d'une économie qui crée de la richesse sans couper les programmes sociaux, sans être obligés de s'attaquer aux services de garde, sans s'attaquer aux personnes âgées qui sont sur l'aide sociale. ».

Il est aussi revenu sur le conflit étudiant du printemps dernier, défendant les positions de son gouvernement, dont celle du « droit des étudiants d'avoir accès à leur salle de classe ».

« Il fallait se battre. Il faut continuer de se battre pour ceux et celles qui ont le droit de recevoir leur éducation. C'est une valeur libérale à laquelle nous croyons profondément. Il faut un parti et un gouvernement qui respecte le droit », a-t-il ajouté.

Quant à l'élection du nouveau chef libéral, Jean Charest a soutenu que le choix que les délégués devront faire au cours des prochaines heures est déterminant puisque « le Parti libéral doit nous débarasser du bricolage péquiste des derniers mois ».

Il s'agissait de la première apparition publique de M. Charest depuis qu'il a quitté la vie politique, au lendemain de sa défaite électorale le 4 septembre dernier, après avoir été premier ministre du Québec de 2003 à 2012, et chef du PLQ depuis 1998.

Alors que le PLQ tente de se renouveler, cette soirée hommage a mis en évidence les principaux projets libéraux non seulement sous la direction de Jean Charest, mais plus largement de l'ensemble des gouvernements libéraux.

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Jean Charest travaille aujourd'hui comme associé à la firme McCarthy Tétrault, où travaillent également l'ex-premier ministre libéral Daniel Johnson et l'ex-président du Parti libéral du Québec Marc-André Blanchard, qui a rappelé plusieurs réalisations de Jean Charest dans le cadre de la soirée en son hommage.

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