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La maternelle à 4 ans ne fait pas l'unanimité dans l'Est du Québec

La maternelle dès 4 ans ne fait l'unanimité dans l'Est du Québec

Les bambins de 4 ans sont-ils prêts à prendre la route, tous les matins, vers la maternelle ? Les avis sur la question sont mitigés dans l'Est du Québec.

Le gouvernement Marois a déposé jeudi un projet de loi en ce sens à l'Assemblée nationale. Si le projet est adopté, certains enfants de 4 ans pourraient se retrouver à la maternelle à temps plein dès septembre prochain.

À plus de six mois de la prochaine rentrée, les trois commissions scolaires de l'Est du Québec ont déjà reçu les directives du ministère de l'Éducation à cet égard. Une maternelle pour les enfants de 4 ans sera mise en place dans chacune des commissions.

Le directeur général de la Commission scolaire des Phares, Jean-François Parent, interprète cette nouvelle mesure comme une façon de mettre les enfants sur un pied d'égalité une fois qu'ils arrivent sur les bancs d'école.

« Les enfants qui bénéficient d'un tissu socio-économique favorable, avec des parents d'avantage scolarisés, ont une longueur d'avance par rapport à un autre enfant lorsqu'ils mettent le pied à l'école. Ça permet donc une mise à niveau, pour que tout le monde parte du bon pied », souligne M. Parent.

Un avis que ne partage pas le directeur général du Réseau des services à la petite enfance de l'Est du Québec (RESPEQ), Simon Dufresne. Il estime que les centres de la petite enfance (CPE) sont mieux placés pour favoriser le bon développement des bambins de 4 ans.

« Dans les CPE, l'accès aux parents est quotidien et facile par rapport aux écoles où c'est très difficile d'avoir accès aux professeurs. Notre personnel est formé spécialement pour ça », estime-t-il.

La Fédération des comités de parents du Québec (FCPQ) y voit une façon d'offrir un nouveau service aux familles qui n'ont pas accès aux CPE.

« On reconnaît vraiment l'utilité des programmes CPE. Mais on revient toujours à notre clientèle : 27 % des familles n'ont pas accès présentement à un CPE et en auraient vraiment besoin », affirme le président de la FCPQ, Gaston Rioux.

Compte tenu du nombre important d'écoles en milieu défavorisé qui se trouvent sur son territoire, la Commission scolaire des Chic-Chocs a déjà réclamé plus d'une classe de maternelle à 4 ans au gouvernement.  

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