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VIH/sida : les bienfaits du traitement précoce encore observés

Représentation du VIH
Représentation du VIH Photo: iStockphoto

Un traitement rapide après une infection au VIH pourrait s'avérer un « remède fonctionnel » pour un dixième des personnes qui ont reçu précocement leur diagnostic, affirment des chercheurs français de l'Institut Pasteur.

Leurs travaux publiés dans la revue en ligne PloS Pathogens décrivent les cas de 14 patients VIH positifs traités très tôt après l'infection et qui, 7,5 ans après arrêt des antirétroviraux, contrôlent toujours leur infection.

Ces résultats suivent d'autres, publiés début mars, qui décrivaient l'état de « rémission fonctionnelle » d'un bébé.

Les présents travaux confirment donc ce cas sur un nombre plus grand de patients et sur une période plus étendue. Ils montrent ainsi le rôle déterminant d'une intervention thérapeutique précoce pour induire un contrôle de l'infection VIH.

Explications

Très vite après l'infection, le virus a la capacité de se cacher sous forme latente dans certaines cellules immunitaires dont la durée de vie est très longue. Cette réalité lui permet de persister même après des années de traitement. Pour une majorité des personnes atteintes, l'existence de ces « réservoirs » explique la résurgence très rapide de la présence du virus dans le sang dès que la prise d'antirétroviraux cesse.

Le traitement précoce a probablement limité l'extension des réservoirs viraux, et préservé les réponses immunitaires. Cette combinaison a certainement pu favoriser le contrôle de l'infection après l'arrêt du traitement.

Pr Christine Rouzioux

La rémission fonctionnelle

Cette diminution du niveau du réservoir viral chez ces individus qui maintiennent une virémie parfaitement contrôlée tend à confirmer le récent concept de « rémission fonctionnelle ».

Ces résultats et ceux observés chez le bébé plaident en faveur d'une initiation précoce du traitement antirétroviral.

Ils pourraient s'avérer importants pour développer des stratégies visant à l'éradication du VIH ou, à tout le moins, au contrôle stable et durable de l'infection en l'absence de traitement antirétroviral.

Synthèse Cette étude montre l'existence de cas de patients traités très tôt et à même de contrôler leur réplication virale après une longue interruption du traitement.

Science