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Le Vatican se porte à la défense du pape François

Les porte-parole du Vatican en conférence de presse vendredi.

Les porte-parole du Vatican en conférence de presse vendredi.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Vatican a rejeté avec fermeté vendredi les accusations de connivence du pape François avec la junte militaire argentine dans les années 1980.

Selon le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, qui s'est adressé vendredi matin à la presse, ces allégations sur le cardinal Jorge Mario Bergoglio sont « calomnieuses et diffamatoires ».

« Il n'y a jamais eu d'accusations crédibles à son encontre, il a été interrogé une fois par la justice argentine en tant que personne informée des faits, mais il n'a jamais été accusé de rien », a souligné le père Lombardi.

Depuis quelques jours, des médias internationaux ont fait état de soupçons sur une présumée collaboration du cardinal Jorge Mario Bergoglio avec la dictature militaire qui a dirigé l'Argentine de 1976 à 1983.

Ces allégations veulent que le cardinal Bergoglio ait notamment dénoncé deux prêtres, qui ont ensuite été arrêtés et torturés par les militaires.

Le cardinal Bergoglio a par le passé démenti ces accusations et a affirmé qu'il avait aidé plusieurs opposants durant la dictature des militaires.

Le Vatican accuse la gauche anticléricale

Selon le Vatican, il s'agit d'une campagne menée depuis des années par des « éléments de la gauche anticléricale pour attaquer l'Église », a déclaré le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi en lisant un communiqué officiel.

Le père Lombardi a assuré qu'il « existe en revanche des preuves selon lesquelles il [Jorge Mario Bergoglio] fit beaucoup pour protéger les gens pendant la dictature » et qu'il a appuyé « les demandes de pardon de l'Église en Argentine pour ne pas avoir fait suffisamment » pendant cette période noire.

En Argentine, l'Église catholique a souvent été accusée de s'être faite complice des exactions commises par la dictature argentine des années 1980.

Les autorités cléricales de Buenos Aires ont aussi déjà été soupçonnées d'avoir même aidé la dictature à dissimuler les prisonniers politiques aux enquêteurs des droits de l'homme.

Dans un jugement prononcé le 7 décembre 2012 contre trois militaires, un tribunal de La Rioja, dans le nord-ouest de l'Argentine, a souligné au passage « l'indifférence et la complicité » de l'Église avec l'appareil répressif des généraux argentins.

Le tribunal a affirmé également que la hiérarchie catholique argentine faisait la sourde oreille aux rapports faisant état de persécution des membres du Mouvement des prêtres pour le tiers-monde, une des bêtes noires du régime.

L'un des prêtres enlevés prend la parole

L'un des prêtres jésuites qui ont été enlevés et torturés par la junte militaire argentine il y a plusieurs décennies a affirmé vendredi, dans un communiqué, s'être réconcilié avec le nouveau pape François, selon l'Associated Press.

L'ancien cardinal Jorge Mario Bergoglio dirigeait l'ordre des Jésuites en Argentine lorsque deux de ses prêtres, Francisco Jalics et Orlando Yorio, ont été enlevés par les militaires au pouvoir.

Le père Jalics avait jusqu'ici toujours refusé de parler publiquement de ces événements. Âgé de 80 ans, il vit dans un monastère en Allemagne depuis plusieurs années.

« Ce n'est que plusieurs années plus tard que nous avons eu la chance de jaser avec le père Bergoglio [...], de discuter de ces événements. Après cela, nous avons célébré la messe ensemble et nous nous sommes étreints solennellement. Je me suis réconcilié avec ces événements et je considère que le dossier est clos », conclut le père Jalics.

Son confrère Orlando Yorio, aujourd'hui décédé, avait quant à lui accusé Mgr Bergoglio de les avoir livrés aux escadrons de la mort en refusant d'endosser publiquement leur travail dans les bidonvilles argentins.

Jorge Mario Bergoglio a toujours nié avoir été de connivence avec la junte. Selon l'Associated Press, il a confié à son biographe officiel, plusieurs années plus tard, être intervenu personnellement auprès du dictateur Jorge Videla pour obtenir la libération des deux prêtres.

Plusieurs militants argentins des droits de la personne confirment que le père Bergoglio n'a jamais collaboré avec la dictature, tandis que d'autres lui reprochent de ne pas s'y être opposé plus farouchement.

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