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Retour au « ni-ni » dans les relations franco-québécoises

La première ministre du Québec, Pauline Marois reçoit son homologue français à Québec.

Radio-Canada

La France confirme qu'elle revient à sa traditionnelle politique de non-ingérence, non-indifférence à l'égard du Québec, le « ni-ni », qu'avait délaissée Nicolas Sarkozy.

Mais le premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, en visite dans la capitale québécoise, a également pris soin de souligner l'importance des relations France-Canada. Sans jamais référer directement à la politique du « ni-ni », M. Ayrault a indiqué que son gouvernement s'inscrivait dans la tradition des gouvernements français des 30 dernières années. Une déclaration qui a fait plaisir à la première ministre du Québec, Pauline Marois.

Les premiers ministres Ayrault et Marois ont parlé d'économie et du traité de libre-échange, ainsi que de l'accord de mobilité de la main-d'oeuvre entre le Québec et la France, lors de leur rencontre à Québec.

Les chefs de gouvernement participaient à Québec à la 17e Rencontre alternée des premiers ministres. Depuis plus de 35 ans, ces rencontres définissent les orientations des relations franco-québécoises. Des ministres des deux gouvernements participent à l'événement tenu en alternance au Québec et en France.

M. Ayrault, accompagné de Mme Marois, a également participé, en avant-midi à Montréal, à un événement organisé par l'Office franco-québécois pour la jeunesse.

À son arrivée au Canada, le premier ministre français a d'abord rencontré le gouverneur général, David Johnston, et le premier ministre Stephen Harper, à Ottawa. Il a également prononcé un discours devant des gens d'affaires et a rencontré son homologue ontarienne, Kathleen Wynne.

La première visite officielle de Jean-Marc Ayrault au Canada se terminera samedi.

Une entente Paris-Ottawa

Paris et Ottawa ont conclu un accord pour permettre à 50 000 jeunes Français de venir travailler au pays au cours des trois prochaines années. Présentement, quelque 14 000 immigrants français arrivent au Québec afin d'y travailler. La nouvelle entente conclue entre Paris et Ottawa prévoit donc l'arrivée de quelque 8000 immigrants français au cours des trois prochaines années.

À ces 50 000 immigrants, il faut ajouter des milliers de résidents permanents et des étudiants qui continueront d'arriver de France.

Une Québécoise a profité de cet engouement pour lancer un guide destiné aux Français qui souhaitent s'installer et venir travailler au Québec. Laurence Nadeau a vendu 100 000 copies de son guide. « D'un seul coup, ça a pris tellement d'ampleur, il y avait tellement de besoins, puis je pense que j'ai su écouter les gens, puis je voulais vraiment les aider », explique Mme Nadeau.

Son site Internet – Immigrer.com - attire également 15 000 visiteurs par jours. Plusieurs d'entre eux sont des Français aux prises avec le chômage et la précarité en emploi dans leur pays. Elle estime qu'une nouvelle génération de Français débarque au Québec un peu sur un coup de tête.

L'importante immigration française se vérifie également dans le milieu immobilier, ce que la directrice de l'agence immobilière Via Capitale du Plateau Mont-Royal, Nathalie Clément, est en mesure de corroborer. « Je vous dirais que c'est entre 10 et 15 % des transactions qu'on doit faire dans une année où nos clients sont d'origine française », explique Mme Clément. Elle précise qu'il y a 20 ans, les Français s'installaient à Montréal avec leurs enfants, alors qu'aujourd'hui ce sont des enfants qui viennent s'installer ici et qui attirent ensuite leurs parents dans leur sillage.

La France constitue aujourd'hui le premier pays d'origine des immigrants au Québec.

Avec les informations de La Presse canadienne

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