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La loi 101 s'appliquera aux maternelles à 4 ans

La ministre Marie Malavoy.

La ministre Marie Malavoy.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La loi 101 s'appliquera finalement aux maternelles à 4 ans dont la ministre de l'Éducation Marie Malavoy a annoncé le lancement officiel jeudi.

La ministre avait laissé entendre en février que ces maternelles ne seraient pas obligées de se conformer à la Charte de la langue française, mais elle dit avoir fait des vérifications et elle confirme que la loi s'appliquera dans ce programme tout comme elle s'applique en ce moment à la maternelle à 5 ans.

Le gouvernement du Québec dévoilait jeudi les modalités du lancement progressif de la maternelle à temps plein pour les enfants de 4 ans dans les milieux défavorisés.

Le projet de loi déposé en chambre jeudi prévoit que pour l'année scolaire 2013-2014, toutes les commissions scolaires en milieu défavorisé offriront ce service à des groupes de 18 élèves. « Ce que je demande aux commissions scolaires, explique la ministre, c'est de m'identifier quelle est l'école qui bénéficiera de ce service-là ». Il devrait y avoir des maternelles à 4 ans offertes dans toutes les régions de la province, souligne Marie Malavoy, puisque toutes les commissions scolaires comptent des écoles classées « en milieu défavorisé ».

« Cette nouvelle mesure constitue un nouveau pilier de la lutte contre le décrochage scolaire, en faisant en sorte que l'élève puisse conserver le goût d'apprendre toute sa vie », soutient la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport.

Cette intervention « précoce » auprès des enfants ciblés leur permettra de « partir du bon pied », a fait valoir la ministre en conférence de presse. À son avis, plus un enfant est pris en charge tôt, moins il risque de décrocher au cours de son cheminement scolaire.

Les nouveaux services éducatifs ne seront pas obligatoires, précise d'autre part la ministre.

C’est sur une base volontaire. Bien entendu, il ne s’agit pas d’aller chercher les enfants.

Une citation de :Marie Malavoy

Le coût estimé du programme est de 8,1 millions de dollars. S'il est adopté à l'Assemblée nationale, environ 1 200 enfants accéderont à ce service en priorité dès septembre. 

Le gouvernement souhaite dans un premier temps mettre sur pied une dimension « modeste » du programme. Il sera ensuite évalué une fois sa première année écoulée, puis le gouvernement décidera si elle l'élargi l'année suivante. À terme, la nouvelle mesure devrait être accessible pour environ 8000 enfants.

Si les 69 nouvelles classes crées la première année auront besoin de 69 nouveaux enseignants, la ministre de l'Éducation assure que ce besoin supplémentaire ne sera pas problématique, puisque la formation pour l'enseignement préscolaire est déjà dipensée dans les universités.

Les CPE déçus

L'Association québécoise des centres de la petite enfance (CPE) déplore la décision de la ministre d'aller de l'avant avec le projet de loi. Les CPE demandaient à Mme Malavoy d'attendre et de tenir des consultations publiques à ce sujet.

L'Association croit que les CPE sont mieux adaptés pour répondre aux besoins de développement des enfants de 4 ans des milieux défavorisés, notamment parce qu'ils sont plus impliqués auprès des parents que peuvent l'être les écoles et également parce les ratios d'enfants par éducateur sont moins élevés que les ratios d'élèves par enseignant.

Pour leur part, la Fédération autonome de l'enseignement et l'Association montréalaise des directions d'établissement scolaire ont accueilli favorablement le dépôt du projet de loi.

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