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Le PLQ, la CAQ et des maires dénoncent le projet de loi 14

Bilinguisme

(archives)

Radio-Canada

L’opposition libérale et caquiste ainsi que les maires de banlieue rejettent toute remise en question du statut bilingue des municipalités.

Marc Tanguay, porte-parole du PLQ pour la Charte de la langue française, y voit « une approche coercitive, qui retire des droits ».

Nathalie Roy, porte-parole de la CAQ pour la Charte de la langue française, abonde dans le même sens. « N’enlevons pas des droits à la minorité anglophone, mais essayons de renforcer la langue française de façon constructive, dans la paix. Parce que là, on s’en va vers des chicanes ».

Les responsables des municipalités de banlieue s’opposent à ce projet de loi même lorsque leurs localités ne comptent qu'une petite minorité de locuteurs anglophones.

Anthony Housefather, maire de Côte-Saint-Luc et secrétaire exécutif de l'Association des municipalités de banlieue (AMB), a plaidé pour le respect des droits acquis dont jouissent les résidents anglophones, peu importe leur nombre.

Les anglophones ne se sentiront plus chez eux si le gouvernement impose le français dans les municipalités dites bilingues, a expliqué M. Housefather de passage à Québec, mardi, pour la commission parlementaire étudiant le projet de loi 14 sur la langue.

Le projet de loi 14 présenté par la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, confère au gouvernement le droit de retirer le statut bilingue à une municipalité si elle compte moins de 50 % de résidents ayant l'anglais comme langue maternelle.

Le Québec compte plus de 80 municipalités qui profitent de ce statut linguistique particulier leur permettant d'offrir des services en anglais.

La moitié de ces municipalités ne remplissent plus le critère requis depuis l'entrée en vigueur de la loi 101 il y a 35 ans. Parmi ces localités figurent Otterburn Park qui ne compte plus que 7 % de résidants anglophones, Rosemère (12,6 %) et Mont-Royal (19,6 %).

Par ailleurs, le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ) estime au contraire que le projet de loi 14 doit être renforcé. Il estime que la fonction publique québécoise subit une bilinguisation rampante et le projet de loi pourrait même accentuer cette tendance.

Selon Lucie Martineau, présidente du SFPQ, la pièce législative présentée par la ministre De Courcy ne renforce pas la loi 101, mais l'assouplit à bien des égards. Par exemple, le projet de loi lève l'obligation aux entreprises de fournir leurs documents en français.

Lucie Martineau a également déploré l'utilisation de plus en plus fréquente de l'anglais dans la fonction publique, un phénomène que ne corrige pas, selon elle, le projet de loi 14.

Avec les informations de La Presse canadienne

Politique