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L'industrie du camionnage craint une pénurie de main-d'oeuvre

Environ deux douzaines de semi-remorques attendent la réouverture de l'autoroute Transcanadienne à l'ouest de Winnipeg, le 18 février 2013.

Environ deux douzaines de semi-remorques attendent la réouverture de l'autoroute Transcanadienne à l'ouest de Winnipeg, lundi. La route a été fermée en raison de forts vents, de poudrerie et de la glace.

Photo : Lyzaville Sale

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2013 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'industrie du camionnage est inquiète et s'attend à être frappée de plein fouet par une pénurie de main-d'oeuvre qui risque de se produire plus rapidement que prévu.

Déjà, la région de l'Abitibi est aux prises avec un manque important de chauffeurs et la situation n'est pas près de se résorber selon Marc Cadieux, président-directeur général de l'Association du camionnage du Québec.

Selon lui, les données du registre des l'Assurance automobile du Québec faussent la donne. Si le nombre de chauffeurs aptes à conduire un camion demeure suffisant sur papier, plusieurs détiennent un permis, mais n'exercent plus le métier de transporteur routier ou se sont redirigés dans des domaines connexes.

Ainsi, selon le président de l'Association, les statistiques ne sont pas représentatives des effectifs réellement disponibles, d'autant que certains conservent leur permis uniquement pour garder leur privilège de pouvoir conduire un poids lourd, à l'instar de ceux qui possèdent un permis de moto, sans avoir un bolide sur deux roues.

Selon Marc Cadieux, les chauffeurs ont été nombreux ces dernières années à délaisser le camionnage pour poursuivre une carrière dans la machinerie lourde ou encore pour mettre leurs aptitudes au profit du secteur minier, là où les conditions salariales sont plus intéressantes. Le personnel s'érode aussi avec les départs à la retraite.


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