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La présidente de l'OQLF démissionne

Les explications de Normand Grondin
Radio-Canada

La présidente-directrice générale de l'Office québécois de la langue française (OQLF), Louise Marchand, a annoncé vendredi sa démission.

La ministre responsable de l'organisme, Diane De Courcy, a assuré que Mme Marchand quittait son poste de plein gré et qu'elle serait réaffectée à un autre poste. Le sous-ministre Jacques Beauchemin assurera l'intérim.

La ministre voit « la nécessité d'un réel changement » dans la culture de l'OQLF, qu'elle dit vouloir « moderniser » vers une approche de « service à la clientèle ».

Cette annonce est survenue à Montréal alors que Mme De Courcy présentait les faits saillants d'un rapport de vérification interne sur son processus de traitement des plaintes.

Des commerçants qui se plaignaient du zèle de certains inspecteurs de l'OQLF avaient poussé la ministre à procéder à cette vérification, estimant « qu'il y avait matière à amélioration ».

Entre autres, un établissement italien de Montréal, le Buonanotte, a dénoncé la semaine dernière le fait qu'on lui ait reproché l'utilisation de mots italiens, dont « calamari » et « pasta » sur son menu.

À la suite de reportages et de vives critiques dans les réseaux sociaux, l'OQLF avait admis un « excès de zèle » et a invoqué une exception au règlement relatif aux spécialités étrangères.

Un autre restaurateur montréalais avait expliqué que les inspecteurs avaient des problèmes avec une décoration murale, souvenir d'une plage de l'Île-du-Prince-Édouard, qui arbore le mot Exit (sortie).

Après la médiatisation de ces événements, la ministre avait critiqué l'OQLF.

« Malheureusement, certains résultats d'enquête prêtent le flanc, avec raison, à des critiques très sévères. Cela n'est pas souhaitable, ni pour les commerçants, ni pour le personnel de l'Office, ni pour les francophones ou les anglophones », avait indiqué la ministre De Courcy dans un communiqué.

Collaborer avec les entreprises

La ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC) et responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, a dévoilé vendredi une série de mesures qui seront adoptées afin de privilégier une approche qui met l'accent sur la collaboration avec les entreprises.

Le MICC offrira à l'OQLF - qui traite 4000 plaintes annuellement - « le soutien nécessaire pour effectuer rapidement » cette vérification, dont les résultats seront rendus publics d'ici la mi-mars. 

La ministre veut notamment créer un poste de répondant pour les entreprises et changer la culture de l'organisation. Les entreprises qui font l'objet de plaintes seront également rencontrées et mieux informées.

Avec les informations de La Presse canadienne

Société